Le département d’État américain a annoncé mercredi soir son approbation officielle d’un nouvel accord de vente d’armes avec l’Arabie saoudite, d’une valeur estimée à environ 1,96 milliard de dollars.
Il a déclaré dans un communiqué officiel que « cette vente proposée soutiendra les objectifs de politique étrangère et de sécurité nationale des États-Unis en renforçant la sécurité d’un allié majeur non membre de l’OTAN qui est un moteur de stabilité politique et de progrès économique dans la région du Golfe », selon le communiqué américain.
Le département d’État américain a expliqué, dans une notification soumise au Congrès, que l’Arabie saoudite avait demandé l’achat d’environ 10 000 unités de guidage du système « APKWS-II » pour une utilisation air-air, et jusqu’à 10 000 unités de guidage pour une utilisation air-sol.
Elle a souligné que la vente des équipements et services de soutien proposés ne modifiera pas l’équilibre militaire fondamental dans la région et n’aurait pas d’incidence négative sur la capacité de défense des États-Unis.
Bombardiers, ogives et moteurs
L’accord proposé comprend des bombardiers LAU-131 A/A, des ogives hautement explosives Mk-152 et des moteurs de fusée Mk66, ainsi que des ogives d’entraînement WTU-1/B et des moteurs Mk66.
L’accord comprend également les équipements de test, de lancement et d’utilisation, les pièces de rechange et les réparations, les publications et la documentation technique, la formation et l’équipement du personnel, ainsi que les équipements de soutien et de transport.
Les services d’ingénierie, techniques et logistiques seront fournis par le gouvernement américain et l’entreprise contractante, ainsi que d’autres éléments liés au soutien logistique et à la mise en œuvre du programme.
BAE Systems, dont le siège social est situé à Nashua, dans le New Hampshire, sera le maître d’œuvre du projet. Sa mise en œuvre nécessitera l’envoi, pour une période prolongée, de 15 représentants supplémentaires du gouvernement américain et de 15 représentants de l’entreprise contractante en Arabie saoudite afin de réaliser des analyses techniques et de programme, de dispenser des formations et d’apporter un soutien aux opérations de maintenance au sein du Royaume.
Cette décision intervient dans un contexte de tensions croissantes entre l’Arabie saoudite et le Yémen, suite à une attaque contre l’aéroport de Sanaa et à une frappe de représailles des forces yéménites visant l’aéroport d’Abha en Arabie saoudite. Elle survient également dans un contexte d’escalade des représailles entre les États-Unis et l’Iran, et de rétablissement du blocus américain des ports iraniens.
Source : Médias
