lundi, 29/06/2026   
   Beyrouth 11:20

Echec du plan de déplacement des Gazaouis : « Israël » change son nom

Après l’échec du plan de déplacement des Palestiniens de la bande de Gaza par le biais d’un plan baptisé « la migration volontaire », les autorités de l’occupation israélienne ont recours à une nouvelle terminologie.

La chaîne israélienne 13 a rapporté qu’elles ont ordonné aux responsables de la sécurité israélienne et au Mossad d’abandonner l’utilisation du terme « migration volontaire » lorsqu’ils font référence au plan de déplacement des habitants de la bande de Gaza.

Elle a expliqué que cette décision faisait suite aux vives critiques internationales formulées à l’encontre de ce terme, la communauté internationale le considérant comme promouvant un processus de déplacement forcé, ce qui a empêché de nombreux pays d’accepter d’accueillir les habitants de Gaza.

La chaine 13 a indiqué que désormais, le plan sera désigné dans toutes les discussions et convocations officielles comme le « Plan pour la liberté de circulation », ajoutant que des sources proches des relations avec les pays concernés se montraient optimistes à ce sujet.

Les sources estiment que la modification de la terminologie devrait entraîner un changement radical de la position de ces pays vis-à-vis du plan, compte tenu des efforts déployés par Israël pour le relancer.

Un responsable israélien a déclaré à la chaîne qu’Israël souhaitait mener une opération visant à déplacer le plus grand nombre possible d’habitants de Gaza hors de la bande, estimant que cette mesure contribuerait à soutenir tout plan futur mis en place.

La chaîne 13 a reconnu que le changement de nom du plan, sur lequel reposent de grands espoirs au sein du système politique et sécuritaire, constitue une tentative claire d’Israël pour remédier aux difficultés sur la scène internationale et encourager la coopération avec d’autres pays.

Mardi dernier, Haaretz a rapporté que le nouveau chef du Conseil national de sécurité d’Israël, Samuel Ben Ezra, avait tenu une réunion urgente avec des représentants des services de sécurité pour discuter de la question de « l’encouragement à l’émigration volontaire » des Palestiniens de Gaza.

Lors de la réunion, les représentants du Mossad ont reconnu les difficultés de mise en œuvre de l’« évacuation volontaire », confirmant qu’aucun pays n’avait été trouvé disposé à accueillir les habitants de la bande de Gaza.

Le journal indiquait que l’appareil sécuritaire israélien n’avait pas abordé la question de « l’immigration volontaire » depuis des mois, mais que la convocation rapide de Ben Ezra avait surpris les autorités, car le plan avait été proposé à plusieurs reprises auparavant, mais n’avait été ni avancé ni mis en œuvre.

Environ 2,4 millions de Palestiniens vivent dans la bande de Gaza, où Israël leur impose un blocus depuis 2007, qui s’est intensifié ces dernières années avec son agression contre la bande de Gaza, qui, depuis octobre 2023, a fait plus de 73 000 martyrs et 173 000 blessés, en plus de destructions massives affectant 90 % des infrastructures civiles.

Malgré la guerre d’extermination menée par l’occupation israélienne, qui se poursuit même en vertu de l’accord de cessez-le-feu en vigueur depuis le 10 octobre 2025, les habitants de Gaza affirment leur attachement à leur terre et leur rejet des projets de déplacement, qu’ils soient forcés ou volontaires.

Source : Médias