Média de guerre, tribune médiatique de la Résistance islamique a diffusé ce samedi plusieurs vidéos qui filment des opérations réalisées ces derniers jours aux drones à fibre optique, suivant des modus operandi différents.
L’une d’entre elles, filme l’opération au drone contre un char israélien Merkava réalisée le vendredi 8 mai.
Les images prises par la caméra embarquée sur le drone d’attaque le montrent survolant une colline surplombant le site militaire israélien, récemment établi sur la colline Nimr al-Jamal en face de la localité d’Alma al-Chaab.
Elles montrent aussi un soldat israélien qui essaie de sauter par-dessus le char visé au moment où le drone est en train de le percuter.

Le sort du soldat en question n’a pas été révélé. Les médias israéliens ont rapporté ce samedi que 5 soldats blessés dont trois grièvement ont été recensés depuis vendredi.
Dans une autre opération datant du 6 mai, et visant le site israélien à al-Bayadda, le modus operandi est différent.
Le drone envoyé ne s’est pas écrasé sur la cible, où des équipements militaires ont été installés récemment, selon l’explication fournie par la vidéo. Il a largué une bombe qui s’est écrasé sur le site.
La troisième vidéo diffusée ce samedi montre la traque de deux soldats également dans la position d’al-Bayyada. Le drone à fibre optique avait survolé une longue distance, contournant un char, évitant de le frapper, pour atteindre le siège de la position en question, vers lequel deux soldats tentaient de s’abriter lorsque le drone a frappé.
Dans la cadre des 15 opérations revendiquées par la résistance, la position d’al-Bayyada été prise pour cible 3 fois ce samedi encore, tandis que la position de Rachav a été visée à trois reprises.
Dans l’une d’entre elles, un drone kamikaze a visé « un rassemblement de militaires sur l’aérodrome de la colonie de Shlomi en Galilée occidentale ».
En outre, des images diffusées par des médias israéliens ont montré un drone survolant à basse altitude la Haute Galilée tôt ce samedi.
La position de Misgav Am a aussi fait l’objet d’une attaque au drone, indique l’un des communiqués de la résistance qui rappelle que ses opérations sont « une riposte aux violations de l’ennemi israélien continues du cessez-le-feu et aux agressions perpétrées contre les villages du sud du Liban et qui ont causé des martyrs et des blessés parmi les civils ».
Il y a eu au moins 15 martyrs ce samedi dont 9 membres de la même famille dans un raid israélien meurtrier sur une maison dans le village d’al-Saksakiyah.
L’armée israélienne a fait état ce samedi que 3 militaires ont été blessés dont un officier dans l’explosion d’un drone piégé ce samedi au sud du Liban. Elle a indiqué qu’un véhicule de génie a aussi été endommagé.
L’armée en état d’alerte
L’expert militaire de la chaine qatarie al-Jazeera, le général à la retraite Hassan Jouni, estime que les drones sont devenus le défi le plus problématique pour Israël, car ils se sont transformés en un outil de harcèlement continu qui oblige l’armée israélienne à être en état d’alerte permanent et la pousse à s’appuyer davantage sur l’armée de l’air que sur les forces terrestres.
Selon lui, Israël a modifié la nature de ses opérations ces dernières semaines, passant d’une stratégie axée sur l’établissement d’une « zone tampon » à une stratégie basée sur une pression aérienne intense, des destructions systématiques et le déplacement forcé des populations dans les villages du sud.
Changement de tactique
Ce changement révèle le déclin de la stratégie israélienne misant sur les opérations terrestres à grande échelle, au profit de bombardements à distance pour réduire les contacts directs avec les combattants du Hezbollah, a-t-il ajouté, notamment dans les zones qui confèrent au parti un avantage au combat grâce au terrain et à l’expérience du terrain.
Les communiqués de Média de guerre ont rapporté ces derniers jours des affrontements « aux mitrailleuses et armes appropriées » contre des soldats ennemis notamment entre Deir Siryane, Zawtar al-Sharqiyah et Wadi al-Raj, des zones accidentées.
Selon Jouni, l’armée israélienne évite une incursion terrestre en profondeur par crainte de pertes. Il a expliqué que ces zones sont le théâtre d’affrontements sporadiques et de recherches israéliennes de plateformes de lancement de drones et de centres de chasseurs, mais sans incursions à grande échelle, en raison du coût élevé de tout engagement terrestre direct.
Source : Divers
