Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, a révélé que les Etats-Unis ont utilisé pour la première fois pendant la guerre de Ramadan déclenchée le 28 février des missiles à sous-munitions Lockheed Martin.
Lors d’une visite dimanche dans la ville méridionale Lamard, il a indiqué qu’elle a été bombardé le 1er mars au moyen de quatre missiles à sous-munitions Lockheed Martin, chacun contenant 180 000 éclats, affirmant que la ville porte encore de « nombreuses traces et marques » du crime de guerre américain sur les murs et dans les rues de la ville.
Selon le média iranien Press Tv, vingt habitants de Lamard ainsi qu’un ressortissant afghan sont tombés en martyrs lors de ces explosions.
Evoquant 180 habitants qui avaient été blessés par des éclats de missile, Baghaï a rendu compte que plusieurs filles et garçons de Lamard, ainsi que leurs familles, vivent toujours avec des handicaps et de vives douleurs. Des billes de tungstène provenant de missiles de frappe de précision (PrSM) américains sont encore logées dans le corps de certains enfants, a-t-il ajouté.
Revenant sur les circonstances de l’attaque, il l’a qualifiée de test délibéré sur des civils, mené par un agresseur qui se présente comme un défenseur des droits de l’homme.
Baghaï a déclaré que l’Iran entendait rassembler les témoignages, les dossiers médicaux et les preuves matérielles afin de les soumettre aux instances internationales et d’établir les responsabilités de ceux qui ont ordonné, exécuté ou rendu possible cette frappe.
« Documenter ne consiste pas seulement à consigner le passé ; c’est confier la vérité aux preuves, avant que la poussière de la déformation et de l’oubli ne vienne la recouvrir », a-t-il déclaré.
Source : Médias
