jeudi, 23/07/2026   
   Beyrouth 14:24

Fadlallah : Aucun retrait de l’ennemi n’a eu lieu et le pouvoir danse sur le sang

Le député Hassan Fadlallah, membre du bloc Fidélité à la Résistance, a affirmé qu’« il n’y a aucun retrait de l’ennemi israélien du moindre mètre carré qu’il a occupé dans le Sud-Liban. Ce qui s’est passé, c’est le renforcement par l’armée libanaise de son déploiement dans des villages et localités libérés que l’ennemi n’a pas pu occuper, grâce au sang de nos martyrs et aux sacrifices de nos combattants. »

M.Fadlallah a déclaré : « L’armée peut se déployer au milieu de son peuple et des siens, et renforcer sa présence sans que personne ne l’en empêche. Mais lorsque l’armée a voulu s’avancer légèrement hors des frontières libérées à Zawtar El Gharbiya, l’ennemi a ouvert le feu sur elle et a déclaré avec arrogance et insolence — et dans un silence officiel libanais — que l’armée libanaise avait avancé de 100 mètres, alors même que l’armée libanaise se déplace sur le sol libanais et que l’armée de l’ennemi est l’occupant. Ce qui s’est passé à Zawtar El Gharbiya ne comporte donc aucun retrait de l’ennemi israélien, et ce pouvoir n’avait pas besoin de ces spectacles pour présenter ce qui s’est passé comme une réalisation, car c’est une réalisation illusoire. »

Et d’ajouter: « Nous sommes favorables à tout retrait de l’ennemi de n’importe quelle parcelle occupée, et cela ne dérange absolument personne. Mais pourquoi ce pouvoir veut-il récupérer cela de cette manière ridicule, qui relève de la danse sur le sang et du mépris des sacrifices ? Il ne peut tromper personne, et ce qu’il a fait n’est rien d’autre qu’une tentative d’exploitation à travers des gesticulations médiatiques spectaculaires qui ne changent rien à la réalité du terrain. »

M.Fadlallah a également souligné que « ceux qui prennent des engagements envers les États-Unis d’Amérique et présentent des plans visant la possibilité de désarmer cette résistance ne font que vendre des illusions à l’administration américaine. Ils passeront le reste de leur mandat constitutionnel au pouvoir à compter les jours, les nuits, les mois et les années sans qu’aucun de leurs objectifs touchant à un seul élément de notre force ne se réalise. L’ennemi a tenté par le fer et le feu de désarmer cette résistance et n’y est pas parvenu ; quelques individus au pouvoir réussiront-ils à la désarmer ? Dans quel monde et sur quelle planète vivent ceux qui nient la réalité ? »

Et M.Fadlallah de poursuivre : « le pouvoir libanais pousse le pays, sur le plan interne, vers des tensions et des affrontements, et exerce des pressions dans diverses directions pour provoquer un choc interne. À notre niveau au sein du Hezbollah, nous évitons l’affrontement interne et veillons sur notre pays et notre paix civile. Nous avertissons toujours ce pouvoir : ne poussez pas notre peuple à l’affrontement, car aucun pouvoir au Liban ne sera gagnant lorsqu’il pousse son peuple à l’affrontement. »

Il a noté que « le pouvoir prend certaines mesures judiciaires et parfois sécuritaires, et tient certaines déclarations et positions ; nous faisons preuve de patience et d’endurance dans la mesure où nous préservons notre résistance, protégeons les sacrifices de nos jeunes, et dans la mesure où nous y voyons l’intérêt de notre pays. »

Et de conclure: « Le pari fondamental restera axé sur la couverture régionale qui se forme dans la région, même en présence de ces agressions américaines. En fin de compte, peu importe la durée des agressions, les Américains reviendront à l’accord avec la République islamique d’Iran, et le premier point de cet accord sera le Liban. Nous sommes confiants dans la position de la République islamique d’Iran : il n’y aura pas d’accord régional, ni d’accord définitif, sans un retrait complet de l’ennemi. »