samedi, 18/07/2026   
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Éthiopie : L’accès à la mer Rouge est une nécessité pour le développement, non une voie vers la confrontation

Le ministre éthiopien des Affaires étrangères, Gideon Timotheos, a affirmé que la volonté de son pays d’accéder à la mer Rouge est motivée par « le développement, le commerce et l’intégration régionale, et non par un désir de confrontation avec ses voisins ».

Il a expliqué que « la dépendance de l’Éthiopie à l’égard d’un unique corridor maritime (les ports de Djibouti) accroît les coûts du commerce et expose son économie à l’instabilité », soulignant que « la solution réside dans le dialogue et les accords économiques, dans le respect de la souveraineté des États côtiers ».

Sécurité dans la Corne de l’Afrique : Défis transnationaux

M. Timotheos a lié la stabilité de l’Éthiopie à la sécurité régionale, affirmant que « les conflits, le terrorisme, la contrebande, les déplacements de population et le changement climatique sont des défis qu’aucun pays ne peut relever seul ».

Il a appelé à un renforcement de la « coordination régionale » en matière de sécurité des frontières, de partage d’informations, de commerce et d’énergie, tout en accordant aux institutions africaines un rôle accru dans la résolution des crises.

Avertissement concernant une menace pour la paix au Tigré

Le ministre a averti que l’armement et l’émergence de nouvelles alliances liées au Front populaire de libération du Tigré (FPLT) pourraient menacer la paix fragile instaurée depuis la signature de l’Accord de Pretoria en novembre 2012.

Il a souligné que cet accord demeure le cadre fondamental pour le règlement des différends et la prévention d’une reprise des combats, malgré les défis persistants tels que les déplacements de population, le rétablissement des services et les dispositifs de sécurité.

Le Grand Barrage de la Renaissance éthiopienne (GERD) et les eaux du Nil : le droit au développement face aux préoccupations des pays voisins

Timotheus a également défendu le droit de l’Éthiopie à une utilisation équitable des eaux du Nil, qualifiant le GERD de « projet de développement destiné à la production d’électricité, et non à nuire à l’Égypte ou au Soudan ». Il a appelé à un règlement des différends par le « dialogue et la coopération technique », en tenant compte des besoins des pays du bassin du Nil et du droit au développement de l’Éthiopie.

Diplomatie économique et climat : des partenariats diversifiés

Le ministre éthiopien a souligné que « la diplomatie économique est devenue un axe majeur de la politique étrangère, l’Éthiopie cherchant à attirer les investissements et à ouvrir de nouveaux marchés ».

Il a également appelé les pays industrialisés à respecter leurs engagements climatiques, insistant sur le fait que l’Afrique subit de manière disproportionnée les conséquences des sécheresses et des inondations, malgré sa contribution limitée aux émissions de gaz à effet de serre.

Addis-Abeba s’efforce de diversifier ses partenariats avec la Chine, les États-Unis, l’Union européenne, la Russie, la Turquie et les pays du Golfe, tout en préservant son indépendance politique.

Source : Médias