jeudi, 16/07/2026   
   Beyrouth 13:37

Député Hassan Fadlallah : L’accord-cadre est « mort-né » et ‘Israël’ ne pourra pas nous l’imposer

Le député du bloc Fidélité à la Résistance, Hassan Fadlallah, a vivement dénoncé l’accord-cadre récemment conclu, le qualifiant d’accord « mort-né » et affirmant qu’Israël ne pourra jamais l’imposer au Liban.

Selon lui, ignorer le rejet populaire de ce texte placera inévitablement le Liban sous occupation et ne fera que creuser davantage le fossé entre le peuple et le pouvoir.

M.Fadlallah a souligné que le texte de l’accord est pourtant sans équivoque : il met fin à l’existence du Liban, légitime les agressions de l’ennemi, soumet l’armée libanaise à un test imposé par l’armée ennemie et prévoit des zones d’essai. Face à cette situation, il a martelé que les sionistes ne parviendront pas à imposer son application.

M.Fadlallah a également pointé du doigt la responsabilité directe des dirigeants libanais, déplorant que le pouvoir n’ait pas respecté ses garanties alors que « notre sang a continué de couler ».

Il a révélé que lors de toutes leurs réunions avec le président de la République, la seule exigence formulée par ce dernier était la « remise des missiles lourds ».

De plus, dans la foulée de l’agression israélienne, le président de la République et le Premier ministre se sont empressés de criminaliser l’action de la Résistance — un acte qualifié de criminel par le député, destiné à provoquer un affrontement interne, piège dans lequel la Résistance a veillé à ne pas se laisser entraîner.

Il a ajouté que malgré des rencontres directes et des efforts d’apaisement d’une constance inlassable pour parvenir à une solution, le gouvernement persistait à prendre des décisions injustes et nulles à l’encontre de la Résistance et de son milieu social.

Face à ces dérives, le député a rappelé que leurs efforts auprès du président de la République n’ont jamais cessé afin de limiter le glissement dangereux du mandat, pour éviter qu’il ne perde ce qu’il lui restait de son rôle national rassembleur. Leurs dernières tentatives ont d’ailleurs eu lieu quelques jours seulement avant cet « accord néfaste », par souci pour le pays et afin d’empêcher qu’il ne soit entraîné vers une capitulation totale face à l’ennemi.

Enfin, concernant la question de l’arsenal de la Résistance, Hassan Fadlallah a réaffirmé une position ferme et claire : l’approche concernant l’arme de la Résistance ne pourra se faire qu’après le retrait de l’ennemi.