Un document officiel publié mercredi par le ministère irakien des Finances a révélé de nouvelles directives bancaires imposant des sanctions aux réseaux de financement de Daech (EI) et à des individus et entités liés au Hezbollah libanais, sur la base de décisions du Trésor américain.
Selon le quotidien libanais al-Akhbar, le document publié par le Fonds irakien pour le développement extérieur, affilié au ministère, indique que la procédure est conforme à deux lettres officielles publiées par le ministère des Affaires étrangères/Département Amérique le 30 juin et par le Bureau du ministre des Finances début juillet.
Le document expliquait que l’Office of Foreign Assets Control (OFAC) du département du Trésor américain avait imposé des sanctions à trois personnes et six entités en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique de l’Ouest pour avoir facilité des transferts financiers en faveur de l’EI.
Les décisions incluaient également un certain nombre d’entités liées au Hezbollah en vertu du décret exécutif américain modifié n° (13224) sur la lutte contre le terrorisme, dans le but de poursuivre et de cibler les réseaux de financement et de soutien logistique dont dépend le parti.
Selon le document signé par le chef du Fonds irakien pour le développement extérieur, Dhafer Mahdi Abdullah, et la directrice générale par intérim du Département économique, Nadia Rashid Ali, la décision a été diffusée aux départements, banques, organismes et entreprises affiliés au ministère des Finances pour examen et afin de prendre les mesures nécessaires.
Cette révélation coïncide avec une visite officielle du Premier ministre irakien Ali al-Zaidi à Washington, où il a rencontré le président américain Donald Trump, précise al-Akhbar.
Lors de leur rencontre hier, al-Zaidi a déclaré à Trump : « Notre visite à Washington vise à annoncer un partenariat stratégique. Nous sommes venus discuter de l’avenir de nos relations avec les États-Unis », considérant ces derniers comme « le partenaire stratégique le plus important au monde ».
Concernant la question des armes détenues par les factions de la résistance irakienne, al-Zaidi a indiqué : « Nous avons reçu de nombreuses armes de certaines factions et nous coopérerons avec celles qui se tourneront vers une activité politique. »
Il a ajouté : « Après le 30 septembre, il n’y aura plus de raison d’être pour les factions et nous ne permettrons à aucun parti de posséder des armes. Nos forces de sécurité sont capables de protéger notre territoire », faisant référence à la date prévue du retrait des forces de la coalition.
Source : Médias
