Le ministre omanais des Affaires étrangères, Badr Al-Busaidi, a critiqué la politique qui a été adoptée ces dernières décennies pour la sécurité du Golfe assurant que les menaces les plus sérieuses ne viennent pas de Téhéran, mais de Tel Aviv.
Dans un article du journal français Le Monde, il a considéré cette politique, organisée depuis 1979 autour de ce qu’on appelait la politique d’« endiguement » contre l’Iran a été une grosse erreur, du fait qu’elle considérait que le premier objectif de la structure de sécurité régionale était de « protéger les intérêts du Golfe et de l’Occident contre la menace existentielle que représentait l’Iran », sachant que cette hypothèse « était profondément erronée », puisque « Téhéran ne représentait de menace existentielle ».
Selon lui, l’adoption de ce point de vue a conduit à la construction d’un système de sécurité fondé sur des hypothèses inexactes, déplorant ce qui a été développé et maintenu via les « énormes dépenses militaires dans la région et à l’expansion des bases américaines dans le Golfe », à savoir « une présence militaire maintenue pour la protection à distance à un coût et avec des efforts considérables ».
Le ministre omanais des Affaires étrangères a souligné que l’évolution actuelle de la situation régionale exige l’adoption d’une nouvelle approche fondée sur le dialogue et la coopération régionale, qui renforcera la sécurité de la région, maintiendra sa stabilité et garantira la sécurité de la navigation sur les voies maritimes vitales, en rupture avec les politiques de confrontation et d’endiguement qui ont régi la région pendant des décennies.
Al-Busaidi a ajouté que « la priorité urgente est de parvenir à un cadre permanent qui garantisse la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz ».
Il estimait que la phase actuelle exige de « tirer des leçons et de se tourner vers l’avenir, au lieu de se préoccuper des erreurs du passé ».
Source : Médias
