Le président de l’Assemblée consultative islamique d’Iran et chef de la délégation de négociation, Mohammad Bagher Ghalibaf, a qualifié d’« allégation infondée » ce qui a été avancé concernant l’octroi aux inspecteurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) d’un droit d’accès aux installations nucléaires ayant été bombardées.
M.Ghalibaf a déclaré, lors d’une interview accordée à la télévision iranienne mercredi soir, que l’Assemblée avait voté une loi à ce sujet et que le Conseil suprême de la sécurité nationale iranien avait également émis une résolution réglementant les opérations d’inspection. Il a souligné que, conformément à cette loi, « aucun droit d’accès n’est accordé aux sites ayant été bombardés et détruits ».
Il a insisté sur le fait que l’Iran « n’accorde aucun privilège au-delà des opérations d’inspection définies par le Conseil suprême de la sécurité nationale », expliquant que la loi a confié au Conseil le soin de déterminer les niveaux d’inspection, et que celui-ci en a fixé le cadre spécifique.
Il a ajouté que les inspecteurs de l’AIEA ne disposent actuellement d’un droit d’accès qu’à deux installations seulement, à savoir la centrale nucléaire de Bouchehr et le réacteur de Téhéran, affirmant que les inspections se limitent à ces deux installations et que l’Iran s’en tient à ce cadre.
Concernant les avoirs iraniens gelés, M.Ghalibaf a indiqué que les États-Unis avaient répété à maintes reprises qu’ils ne verseraient aucun argent à l’Iran, mais qu’après la visite au Qatar et les médiations qui ont eu lieu, ils se sont engagés à libérer six milliards de dollars d’avoirs gelés, puis à en libérer six autres milliards.
Il a ajouté que les discussions de Zurich en Suisse ont également vu une accélération de la libération des fonds et de la suspension des sanctions.
M.Ghalibaf a réaffirmé que les discussions entre l’Iran et les États-Unis se limitent exclusivement aux quatorze points figurant dans le protocole d’accord, soulignant que les États-Unis « ne peuvent ajouter aucun point à ces quatorze points durant les négociations ».
L’Iran et les États-Unis avaient conclu jeudi un cycle de discussions indirectes à Doha.
Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères et chef de la délégation iranienne dans la capitale qatarienne, Kazem Gharibabadi, a précisé que les discussions de la délégation iranienne s’étaient limitées aux délégations qatarienne et pakistanaise, et que la délégation iranienne n’avait eu aucune rencontre avec la partie américaine.
M.Gharibabadi a expliqué que les discussions de Doha ont porté sur les mécanismes de mise en œuvre des clauses du « protocole d’accord d’Islamabad », en particulier ce qui concerne le Liban et le dossier des avoirs iraniens gelés.
De son côté, le porte-parole du ministère qatarien des Affaires étrangères, Majed al-Ansari, a annoncé jeudi la réalisation de progrès positifs sur les questions liées à l’accord entre Washington et Téhéran, à l’issue de réunions séparées menées par les médiateurs qatariens et pakistanais avec les négociateurs américains et iraniens à Doha.
Al-Ansari a déclaré sur la plateforme « X » qu’« un progrès positif a été enregistré concernant les questions relatives au protocole d’accord signé à Islamabad, sur la base des résultats du sommet du lac de Lucerne ».
Il a indiqué que les parties ont convenu de poursuivre les discussions au cours de la période à venir, la date de la prochaine réunion devant être fixée dès que possible après la fin des funérailles du Guide suprême iranien, le martyr Sayed Ali Khamenei.
Source : Traduit à partir d'AlAkhbar
