mardi, 30/06/2026   
   Beyrouth 17:44

Le député Hajj Hassan accuse le Président de la république d’avoir violé la constitution libanaise

Le député du Hezbollah Hussein Hajj Hassan a réaffirmé le rejet du parti de la résistance de l’accord conclu par les autorités libanaises avec l’ennemi israélien et accusé le Président de la république d’avoir violé la Constitution libanaise, et soulignant que la résistance ne rendra pas ses armes.

Lors d’une cérémonie organisée en l’honneur des martyrs de la résistance dans la banlieue sud de Beyrouth, Haj Hassan a déclaré : « Après une série de concessions et de péchés commis au cours des 15 derniers mois, les autorités ont commis une disgrâce, un scandale, une humiliation et une capitulation qui dépassent tous les scandales, la disgrâce, l’humiliation et la capitulation, en signant un accord-cadre avec l’ennemi israélien. »

Il a ajouté : « Nous ignorons si les responsables ont lu cet accord avant de le signer. S’ils l’ont lu, c’est un scandale. Et s’ils ont laissé le soin de le lire à leurs conseillers, le scandale encore plus grave. »

Hajj Hassan estime que l’accord est « fondé sur une seule idée, à savoir que les autorités parlent d’un retrait israélien, du retour des personnes déplacées et de reconstruction, dont la date est indéterminée, en échange du désarmement de la résistance. »

Il a ajouté que « l’Autorité a accordé des engagements aux Israéliens, alors que ces derniers n’en ont donné aucun. Au contraire, ils ont posé des conditions, dont la première est totalement invérifiable : le désarmement. Personne ne sera en mesure de l’effectuer, et nous ne remettrons pas ces armes. »

Aoun « a violé la constitution et la loi »

Hajj Hassan a estimé que « le président de la République a le droit, conformément à la Constitution, de négocier, mais pas avec l’ennemi, car négocier avec l’ennemi constitue une violation de la Constitution et de la loi », ajoutant que « le pire est que le président accepte, selon les termes de cet accord, de faire intervenir des forces étrangères pour combattre son peuple ».

Il a demandé : « En vertu de quelle loi, constitution, légalité et raison l’État libanais renonce-t-il à son droit de poursuivre Israël pour les crimes commis au Liban ? Et est-ce un droit personnel pour vous, Monsieur le Responsable, quels que soient votre nom et votre rang, de faire cela ? »

Il a souligné que l’accord avait suscité de nombreuses objections, précisant que parmi les opposants figuraient « le président Nabih Berri, Walid Joumblatt, le Courant patriotique libre, le ministre Suleiman Frangieh, le ministre Talal Arslan, ainsi que de nombreux partis, personnalités et forces qui transcendent les communautés, les religions et les régions ».

Hajj Hassan a souligné que « l’Iran a insisté sur le fait que tout accord avec les États-Unis d’Amérique devait inclure le Liban sur deux points fondamentaux : un cessez-le-feu et le retrait de l’ennemi du territoire libanais. »

 « Ce qui s’est passé à Washington était une insistance israélienne pour parvenir à un accord avec le Liban sous les auspices américains afin d’empêcher l’Iran d’obtenir un cessez-le-feu et un retrait israélien selon la voie d’Islamabad et de la Suisse », a-t-il fait remarquer

Hajj Hassan estime que « les autorités libanaises se sont pliées aux pressions américaines et israéliennes, concluant ainsi un accord entièrement préjudiciable au Liban et entièrement bénéfique à l’ennemi sioniste, et rejetant le soutien iranien qui était entièrement bénéfique au Liban et n’apportait aucun avantage à Israël. »

Il a conclu en déclarant : « Cet accord est rejeté, c’est une honte, une capitulation et une humiliation, et il ne passera pas. Nous l’affirmons clairement : personne ne peut désarmer la résistance, et il n’y aura certainement pas de reddition d’armes », considérant que les autorités sont « déterminées à aggraver la situation intérieure et à renverser tous les accords et ententes, au profit d’Israël »

Source : Médias