samedi, 27/06/2026   
   Beyrouth 07:53

Manifestations à Beyrouth et sa banlieue sud pour rejeter l’accord-cadre conclu avec l’entité sioniste

Vendredi soir, des manifestations populaires ont eu lieu dans la capitale Beyrouth et sa banlieue sud pour protester contre l’accord-cadre signé par les autorités libanaises avec l’entité ennemie dans la capitale américaine, Washington.

Des dizaines de manifestants se sont rassemblés devant le siège du gouvernement à Beyrouth et d’autres dans le quartier Ramlet al-Bayda.

Des manifestants ont bloqué la route Salim Salam avec des pneus enflammés, tandis qu’une manifestation était organisée dans le quartier de Tayouneh pour condamner l’accord.

Le quartier de Mcharafiyeh dans la banlieue sud a également été le théâtre de rassemblement de protestations.

Les participants ont brandi des drapeaux de la résistance et scandé des slogans rejetant l’accord, le considérant comme contraire aux positions nationales concernant le conflit avec « Israël ». La fermeture de la route a entraîné des perturbations de la circulation avant que les forces de sécurité n’interviennent pour réguler le trafic dans la zone.

Plus tôt dans la journée de vendredi, le secrétaire général du Hezbollah, cheikh Naïm Qassem, a réaffirmé qu’« Israël n’a d’autre choix que de se retirer complètement de chaque pouce du territoire libanais et de mettre fin à son agression par voie aérienne, terrestre et maritime ».

Cheikh Qassem a ajouté qu’« Israël » devait partir sans condition, soulignant que « tout engagement contraire à la souveraineté du Liban ne sera pas accepté et que personne n’a le droit de signer quoi que ce soit, et que toutes les solutions doivent être fondées sur la pleine souveraineté du Liban et l’indépendance totale du pays ».

Dans la soirée, le Grand mufti jaafari, cheikh Ahmed Qabalan, a affirmé qu’ « il n’y a absolument aucune légitimité à l’accord entre l’autorité libanaise actuelle et l’occupation israélienne ».

« Le danger réside dans le fait que ce cadre confère à l’armée israélienne un contrôle effectif sur le travail de l’armée libanaise et sur le territoire libanais occupé », a-t-il averti.

Source : Divers