vendredi, 26/06/2026   
   Beyrouth 10:53

Des millions de personnes en Iran et dans le monde entier commémorent l’Achoura, marquant le martyre de l’Imam Hussein

Des millions de personnes en deuil, vêtues de noir, commémorent l’Achoura, marquant le martyre de l’Imam Hussein (AS), le troisième Imam des musulmans chiites et petit-fils du grand Prophète Mohammad (que la paix soit sur lui et sur ses descendants) dont le sacrifice dans le désert de Kerbala est devenu le symbole éternel de la résistance contre l’oppression.

En Iran, des processions de deuil ont rempli les villes et les villages du pays tandis que des bienfaiteurs distribuaient de la nourriture votive, connue sous le nom générique de nazri, aux personnes en deuil et aux nécessiteux, une tradition incarnant l’esprit de générosité et de solidarité que l’Imam Hussein (AS) a défendu.

Le son rythmé des coups sur la poitrine et les mélodies envoûtantes des élégies résonnaient à travers le pays tandis que des millions de personnes rendaient hommage à l’Imam Hussein (AS).

Pour les millions de personnes, qui pleurent l’Imam Hussein (AS), l’Achoura de cette année revêt une dimension de deuil supplémentaire car elle marque le premier Muharram depuis le martyre du Leader de la Révolution islamique, l’Ayatollah Sayed Ali Khamenei, lors d’une guerre d’agression israélo-américaine non provoquée, qui a éclaté le 28 février. Pendant plus de 40 jours d’attaques illégales, le peuple iranien a perdu non seulement son Leader vénéré, mais aussi plusieurs hauts commandants et des milliers de civils.

Les cérémonies de deuil observées durant les dix premiers jours du mois de Muharram culminent avec l’Achoura. 

À la veille de l’Achoura, connue sous le nom de Tassoua, les endeuillés se souviennent du vénéré Abbas ibn Ali (PSL), le demi-frère de l’Imam Hussein qui a été tué en martyr peu de temps avant ce dernier alors qu’il tentait d’apporter de l’eau aux femmes et aux enfants du camp de l’Imam, qui n’avaient pas d’eau à boire depuis des jours en raison d’un siège imposé par les forces ennemies.

Les musulmans chiites du monde entier observent également des rituels de deuil, tandis que des centaines de milliers de pèlerins iraniens et d’autres pays se rendent dans la ville sainte de Kerbala en Irak — qui abrite le sanctuaire sacré de l’Imam Hussein — pour commémorer l’Achoura.

Plus que de simples rituels, les cérémonies de Muharram représentent le symbole universel de la lutte contre l’injustice, la tyrannie et l’oppression, la cause que l’Imam Hussein (AS) a embrassée avec son sacrifice ultime.

Contexte historique

Après la mort de Muawiya (fondateur de la dynastie des Omeyyades), son fils Yazid Ier prend le pouvoir chez les Omeyyades et exige l’allégeance de l’Imam Hussein.

Hussein refuse de prêter serment à un dirigeant qu’il considère comme illégitime, tyrannique et corrompu. Pour lui, accepter Yazid reviendrait à trahir les principes de justice et l’esprit originel de l’Islam transmis par le prophete Mohammad (S).

La bataille de Kerbala

Accompagné d’une petite troupe d’environ 72 compagnons et des membres de sa famille (y compris des femmes et des enfants), l’Imam Hussein est encerclé dans le désert de Kerbala (dans l’Irak actuel) par l’armée de Yazid, forte de plusieurs milliers d’hommes.

Pendant plusieurs jours, la petite troupe est privée d’accès à l’eau de l’Euphrate sous une chaleur étouffante.

Le 10e jour du mois de Muharram (le jour d’Achoura), la bataille s’engage.

Malgré leur résistance héroïque, l’Imam Hussein et la quasi-totalité de ses hommes sont massacrés. Hussein est décapité, et les survivants, principalement des femmes et des enfants (dont sa sœur Zaynab), sont faits prisonniers et emmenés à Damas.

Pour des millions de musulmans (particulièrement chiites), le sacrifice de l’Imam Hussein est résumé par cette maxime célèbre : « Chaque jour est Achoura et chaque terre est Kerbala », rappelant que le combat pour la justice et la dignité humaine est permanent, peu importe le lieu ou l’époque.

Source : Avec PressTV