mercredi, 24/06/2026   
   Beyrouth 16:08

Ghalibaf : le cessez-le-feu au Liban n’est pas moins important que la fin de la guerre contre l’Iran

Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a déclaré que le cessez-le-feu au Liban n’était pas moins important que la fin de la guerre contre l’Iran, soulignant que Téhéran n’abandonne pas ses partenaires stratégiques dans les moments difficiles et que l’avenir de la région repose sur la coopération entre ses pays.

Ces propos ont été tenus dans un discours prononcé mercredi lors d’une réunion de l’Union des parlements des États membres de l’Organisation de la coopération islamique qui s’est tenue à Bakou.

Les propos de GHalibaf interviennent alors que les attaques israéliennes contre le Liban se poursuivent, malgré le mémorandum d’entente signé par l’Iran et les États-Unis le 18 juin, qui stipule, entre autres, un cessez-le-feu au Liban et garantit sa souveraineté.

Ghalibaf a souligné l’importance de renforcer les partenariats régionaux fondés sur le respect mutuel et les intérêts communs, considérant que la diplomatie ne peut être efficace que si elle respecte la souveraineté des États et la non-ingérence dans leurs affaires intérieures.

Il a souligné que son pays, malgré les pertes et les souffrances endurées pendant la guerre américano-israélienne, avait choisi de « privilégier la logique du dialogue à la force, et la résistance à la reddition ».

Il a ajouté que la sécurité de la région devrait être la responsabilité des pays de la région eux-mêmes, appelant à mettre les capacités économiques du monde islamique au service du développement et de la prospérité des pays islamiques.

Ghalibaf a mis l’accent sur la volonté de l’Iran de développer ses relations avec les pays islamiques sur la base de la non-ingérence dans les affaires intérieures et de la réalisation d’intérêts communs, soulignant le soutien de son pays à la mise en place de mécanismes de coopération conjointe avec les pays de la région dans les domaines économique et sécuritaire.

Il a appelé au retrait des forces militaires étrangères de la région, estimant que leur présence, notamment en Asie occidentale, ne contribue pas à la sécurité et à la stabilité mais conduit plutôt à une instabilité accrue.

Les États-Unis et Israël ont déclenché une guerre contre l’Iran le 28 février, et ce dernier a riposté par des attaques contre Israël et les bases et intérêts américains dans les pays de la région, avant qu’un cessez-le-feu temporaire ne soit conclu le 8 avril.

Le 14 juin, l’Iran et les États-Unis ont annoncé avoir conclu un accord en 14 points, sous l’égide du Pakistan, visant à mettre fin à la guerre et à régler les différends par le dialogue et la négociation.

L’accord comprend des dispositions relatives à la fin de la guerre, notamment au Liban, à la réouverture du détroit d’Ormuz et à la levée du blocus naval américain contre l’Iran.

Mardi, l’armée d’occupation israélienne a mené 10 attaques dans le sud du Liban malgré le cessez-le-feu, dont une a entraîné la mort de deux personnes et blessé une troisième dans la ville de Nabatiyeh al-Fawqa, dans le district de Nabatiyeh.

Depuis le 2 mars 2026, Israël mène une agression contre le Liban qui a fait 4 192 martyrs et 12 171 blessés, en plus du déplacement de plus d’un million de personnes, selon les données officielles libanaises.

Source : Médias