mercredi, 24/06/2026   
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« La guerre la plus onéreuse pour Israël ». Depuis 2023, elle a coûté 230m$

Un rapport publié par le site web Zaman Israel a révélé que la vague de guerres qu’Israël mène depuis le 7 octobre 2023 sur les fronts de Gaza, du Liban, de Syrie et d’Iran « est devenue la campagne militaire la plus coûteuse de son histoire ».

Le rapport indique que son coût total s’élevait à environ 683 milliards de shekels soit l’équivalent d’environ 228 milliards de dollars. Il inclut les dépenses directes du gouvernement, les pertes économiques et l’aide militaire américaine.

Selon une analyse basée sur les données de la Banque d’Israël, le coût direct de la guerre jusqu’à la fin de 2025 était d’environ 352 milliards de shekels (117 milliards de dollars), avant de passer à environ 405 milliards de shekels (135 milliards de dollars) lorsque les opérations militaires de 2026, y compris la confrontation avec l’Iran, sont prises en compte.

Ces dépenses comprennent environ 243 milliards de shekels (82 milliards de dollars) alloués à l’appareil militaire et de sécurité, 33 milliards de shekels (11 milliards de dollars) pour l’indemnisation provenant du fonds de dommages et intérêts et de l’impôt foncier, en plus de 57 milliards de shekels (20 milliards de dollars) pour diverses dépenses civiles et 19 milliards de shekels (6,4 milliards de dollars) d’intérêts résultant de l’augmentation de la dette publique.

Le rapport souligne que ces chiffres n’incluent pas l’aide militaire américaine massive qu’Israël a reçue pendant la guerre, qui s’élevait à environ 26 milliards de dollars, soit environ 78 milliards de shekels, sous forme d’armes, de munitions, d’équipements militaires et de soutien logistique.

Selon les estimations, ces dépenses publiques massives comprenaient le financement des opérations militaires, l’achat de munitions et de missiles intercepteurs, le fonctionnement de l’armée de l’air et l’entretien du matériel militaire, en plus du financement de « la plus grande mobilisation des forces de réserve de l’histoire d’Israël », selon le site web.

Dans ce contexte, rien qu’en 2024, environ 37 milliards de shekels (12,3 milliards de dollars) ont été dépensés en compensations, salaires et indemnités pour les soldats de réserve appelés au service pendant des périodes prolongées.

Le gouvernement a également alloué des milliards de shekels pour indemniser les entreprises et les particuliers touchés par la guerre, financer l’évacuation des habitants des zones frontalières du nord et du sud, reconstruire les localités endommagées et fournir des soins médicaux et psychologiques aux blessés et aux personnes affectées.

On estime que le fardeau financier de la guerre équivaut à environ 40 000 shekels (13 300 dollars) pour chaque israélien, ou à environ 150 000 shekels (50 600 dollars) pour chaque famille moyenne.

Quant aux personnes à hauts revenus qui supportent le poids des impôts, leur contribution supplémentaire est estimée à environ 160 000 shekels (53 000 $) par personne.

Sur le plan économique plus large, la Banque d’Israël a estimé la perte cumulée de PIB entre octobre 2023 et fin 2025 à environ 177 milliards de shekels (60 milliards de dollars), en raison du ralentissement de l’activité économique et de la baisse de la production par rapport aux niveaux prévus d’avant-guerre.

Compte tenu des dommages économiques causés par les confrontations en 2026, y compris une guerre avec l’Iran, la perte de PIB est estimée à plus de 200 milliards de shekels (67 milliards de dollars), alors que l’on s’attend à ce que les pertes économiques continuent d’augmenter à mesure que les répercussions sécuritaires et militaires se poursuivent.

En combinant les dépenses publiques directes de 405 milliards de shekels (135 milliards de dollars), l’aide américaine d’environ 78 milliards de shekels (26 milliards de dollars) et les pertes de PIB estimées à plus de 200 milliards de shekels (67 milliards de dollars), le coût total estimé de la guerre est d’environ 683 milliards de shekels (228 milliards de dollars).

Le rapport conclut que les répercussions de cette guerre se feront sentir pendant de nombreuses années, notamment par l’augmentation de la dette publique, la hausse des impôts et la réduction des dépenses consacrées aux services publics et aux infrastructures, faisant de la Guerre de l’Épée de Fer l’événement militaire le plus épuisant pour l’économie israélienne depuis la création de l’entité.

Source : Médias