jeudi, 18/06/2026   
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Foreign Policy : La défaite des USA face à l’Iran est plus lourde de conséquences que celle du Vietnam

Le magazine américain Foreign Policy a estimé que la guerre menée par les États-Unis contre l’Iran s’est soldée par une lourde défaite stratégique pour Washington.

Le média US prévoit que ses répercussions auront une portée bien plus grande que celles de la guerre du Vietnam, qui est restée pendant des décennies le symbole de l’échec militaire et politique américain.

Foreign Policy a souligné que l’administration du président Donald Trump est entrée dans cette guerre en pariant sur la soumission de l’Iran et sur le remodelage des rapports de force dans la région. Cependant, les résultats ont été totalement opposés aux objectifs affichés : Téhéran en est sorti plus intransigeant et plus influent, tandis que le prestige des États-Unis et leur position de leader au sein de l’ordre international ont subi un préjudice profond qui pourrait durer de longues années.

Dans un article du chercheur Paul Musgrave, professeur associé de sciences politiques à l’Université de Georgetown au Qatar, ce dernier a expliqué que « la décision de Trump de lancer une campagne contre l’Iran a certes été encouragée par d’autres, mais elle relevait de son choix personnel. Cela a conduit à un basculement qui laisse présager une catastrophe stratégique dépassant de loin la défaite des États-Unis lors de la guerre du Vietnam. »

En engageant une campagne de pression maximale et d’affrontements hybrides, l’administration de Donald Trump affichait une ambition claire : asphyxier l’économie iranienne, forcer Téhéran à la capitulation et redessiner unilatéralement la carte des rapports de force au Moyen-Orient. Encouragée par ses alliés régionaux (Israël et certains pays du Golfe), Washington misait sur sa supériorité technologique et financière.

Pourtant, le résultat sur le terrain s’est avéré diamétralement opposé aux objectifs initiaux. Loin de s’effondrer, la République islamique a démontré une résilience asymétrique redoutable. Non seulement Téhéran a consolidé son influence sur son « axe de la Résistance » — s’étendant de l’Irak au Liban en passant par le Yémen —, mais le régime en est sorti politiquement plus intransigeant et militairement plus audacieux.

Le déclin de la capacité de dissuasion américaine au Moyen-Orient érode la crédibilité de Washington auprès de l’ensemble de ses alliés traditionnels, y compris au sein de l’OTAN. En s’affichant comme le « grand gagnant » de ce bras de fer, l’Iran valide un modèle de résistance globale qui accélère l’émergence d’un nouvel ordre mondial, où le leadership américain n’est plus contesté en théorie, mais ouvertement mis en échec dans la pratique.

Source : Médias