vendredi, 05/06/2026   
   Beyrouth 12:15

Médias israéliens: Critiques contre Netanyahu et mises en garde face à l’isolement d’« Israël » et à l’érosion de son statut

L’analyste militaire pour le journal Israel Hayom, Yoav Limor, a critiqué les performances du chef du gouvernement de l’occupation, Benjamin Netanyahu, estimant que les récents développements ont révélé l’ampleur de l’impasse dans laquelle se trouve « Israël » aux niveaux politique et international.

Limor a déclaré que le président américain Donald Trump a pratiquement mis à nu la réalité dans laquelle Netanyahu a plongé « Israël », décrivant ce dernier comme un État souffrant d’un isolement croissant et dépendant presque entièrement du soutien d’une seule personne aux positions changeantes — en référence à Trump —, qui ne restera en poste que pour un mandat limité.

Il a ajouté que la politique de Netanyahu a contribué à saper le soutien populaire américain à « Israël », et a élargi le fossé avec de larges franges de Juifs américains, en particulier les courants réformiste et conservateur, qui constituent la majorité de la communauté juive aux États-Unis.

Dans le même contexte, Limor a ironisé sur les récentes déclarations de Netanyahu, dans lesquelles il a évoqué le fait d’avoir « brisé la barrière de la peur » après l’annonce de l’arrivée des forces de la brigade Golani sur les hauteurs de la citadelle Al-Chqif, (Beaufort).

Il s’est interrogé sur le sens de cette « peur », soulignant que les soldats ayant participé aux opérations militaires sur les fronts de Gaza, du Liban, de la Syrie et de la Cisjordanie, ainsi que les pilotes ayant mené des attaques en Iran et au Yémen, ne peuvent être qualifiés de peureux.

Et de renchérir: « Ce qui s’est brisé à la citadelle de Beaufort (Chaqif), ce n’est pas la barrière de la peur, mais plutôt celle de la folie. Certes, le contrôle de la colline confère à l’armée israélienne certains avantages tactiques, mais il n’est pas nécessaire d’être un fils d’historien pour savoir comment les choses finiront par tourner. Il suffit de se souvenir du bourbier libanais, des convois militaires et des engins explosifs pour comprendre que tout cela attend au tournant. Et contrairement à ces années-là, où le calme était généralement préservé à l’intérieur des colonies du Nord, la région située aujourd’hui au sud de la frontière ne bénéficie même pas de cette grâce ».

L’auteur a estimé que ces déclarations s’inscrivent dans le cadre de tentatives politiques et médiatiques visant à fabriquer une image de victoire, au moment même où les interrogations se multiplient au sein des cercles israéliens quant à l’utilité des politiques militaires suivies et leurs répercussions sur le statut régional et international d’« Israël ».

Source : Médias