jeudi, 04/06/2026   
   Beyrouth 01:39

Araghchi : Si l’entité sioniste attaque Beyrouth, nous la frapperons

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a confirmé que « son pays considère le Liban comme un pays frère et ami », soulignant « qu’il n’a jamais cherché à s’ingérer dans les affaires intérieures libanaises », considérant que « le destin de la guerre en Iran et au Liban est lié et qu’il ne peut être séparé l’un de l’autre ».

Dans une interview accordée à la chaine satellitaire libanaise alMayadeen, Araghchi a déclaré que « le Liban était présent dans les différentes étapes des négociations qui ont eu lieu durant la période passée », notant que « Téhéran a rejeté toute approche qui ignore la scène libanaise ou la sépare du cours de la guerre en cours dans la région ».

Il a expliqué que « l’Iran considère que la fin de la guerre doit inclure l’Iran et tous les fronts de la résistance, au premier rang desquels le Liban », indiquant que « cette position a été intégrée aux discussions relatives au cessez-le-feu et aux négociations en cours avec les États-Unis ».

Il a ajouté que « le Liban a payé un lourd tribut au cours de la guerre et que les alliés de l’Iran au Liban ont été exposés à des attaques israéliennes répétées », affirmant que « le destin est unique entre l’Iran et le Liban dans cette confrontation ».

Araghchi a déclaré que « son pays avait informé les différentes parties régionales et internationales que toute agression contre Beyrouth conduirait au retour de la guerre », confirmant que « les forces armées iraniennes étaient en état d’alerte pour répondre dans le cas où l’entité sioniste viserait la banlieue sud de Beyrouth ».

Il a indiqué que « l’Iran a adressé des messages directs aux États-Unis au cours des derniers jours concernant la nécessité de mettre fin à l’agression israélienne contre le Liban », estimant que « les pressions politiques et les contacts régionaux ont contribué à empêcher l’exécution d’une attaque israélienne contre Beyrouth ».

Il a confirmé que « les forces armées iraniennes sont prêtes à reprendre la confrontation militaire à tout moment si l’Iran ou le Liban sont soumis à de nouvelles agressions », soulignant que « Téhéran ne cherche pas la guerre mais qu’elle fera face à toute attaque avec fermeté et une grande capacité ».

Concernant le volet relatif aux négociations avec Washington, Araghchi a expliqué que » les contacts avec la partie américaine ne se sont pas interrompus et que l’échange de messages se poursuit, mais qu’aucun progrès décisif n’a été enregistré jusqu’à présent ». Il a indiqué que « les deux parties étudient les textes proposés et travaillent à une formulation finale d’un éventuel mémorandum d’entente ».

Il a souligné que « tout retour officiel à la table des négociations sera conditionné par la garantie des droits du peuple iranien et par la fin de la guerre contre l’Iran, le Liban et la région ».

À propos de la situation militaire iranienne, Araghchi a confirmé que « son pays est sorti de la guerre avec des capacités militaires plus importantes qu’avant son déclenchement ». Il a considéré que « les États-Unis et l’entité sioniste  se sont trompés dans leur évaluation des capacités de l’Iran et de sa résistance, et que les objectifs déclarés de la guerre, y compris le changement du régime ou l’affaiblissement des capacités balistiques iraniennes, n’ont pas été atteints ».

Concernant le Liban, Araghchi a affirmé que « le Hezbollah constitue une partie essentielle de la société et du système politique libanais », considérant « qu’il ne peut être ni ignoré ni effacé de l’équation intérieure ».

Il a également salué le secrétaire général du Hezbollah, le cheikh Naïm Qassem, déclarant « qu’il a dirigé la période passée avec courage et efficacité », et exprimant « son respect et son estime à son égard ».

Araghchi a indiqué que « son pays cherche à élargir ses relations avec le Liban dans les différents domaines politiques, économiques et culturels », confirmant « qu’il a discuté de ce dossier avec les responsables libanais lors de sa dernière visite à Beyrouth ».

En ce qui concerne la crise liée à l’ambassadeur iranien au Liban, Araghchi a exprimé sa confiance que « cette affaire sera bientôt résolue », faisant état de ce qu’il a qualifié « de malentendu de la part de certaines autorités officielles libanaises », tout en affirmant « sa confiance dans la sagesse des responsables libanais pour traiter ce dossier ».

Il a insisté sur le fait que « l’Iran veut la paix et la stabilité dans la région, mais qu’en même temps elle n’hésitera pas à répondre à toute nouvelle agression ». Il a affirmé que son pays « frappera Israël si elle attaque Beyrouth » et que la fin de la guerre doit inclure le Liban et l’Iran ensemble.

Source : Médias