Les Émirats arabes unis ont tenté pendant la guerre contre l’Iran de persuader les pays voisins, notamment l’Arabie saoudite et le Qatar, de participer à une riposte militaire coordonnée aux frappes aériennes iraniennes, mais ont été déçus par leur refus, a rapporté l’agence Bloomberg, citant des sources.
Selon Bloomberg, le président des Émirats arabes unis, Mohammed ben Zayed, s’est entretenu par téléphone avec d’autres dirigeants, dont le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, peu après le début des bombardements américains et israéliens sur l’Iran le 28 février.
Des sources internes ont indiqué que Ben Zayed était convaincu de la nécessité d’une « réponse collective pour dissuader l’Iran », et qu’il s’était donc empressé de coopérer avec l’administration du président américain Donald Trump et les Israéliens, mais que ses homologues du Golfe lui avaient fait savoir que ce n’était pas leur guerre.
Les observateurs avertis ont souligné que les relations déjà tendues entre les Émirats arabes unis et l’Arabie saoudite se sont détériorées suite au refus de Riyad de participer à la guerre.
Des sources proches du dossier ont indiqué que les Émirats arabes unis ont mené des attaques limitées contre l’Iran sans le soutien des États du Golfe, à partir du début du mois de mars, puis à nouveau en avril.
Abou Dhabi a réduit sa participation aux organisations régionales, notamment au Conseil de coopération du Golfe, après son retrait de l’OPEP.
Mercredi, des diplomates ont confié au Financial Times que l’Arabie saoudite a discuté avec ses alliés de l’idée d’un pacte de non-agression entre les États du Moyen-Orient et l’Iran, dans le cadre des négociations sur la gestion des tensions régionales après la guerre israélo-américaine contre l’Iran.
Source : Médias
