Des sources d’information locales ont rapporté à l’agence iranienne Fars qu’un destroyer de la marine américaine a été touché par deux missiles.
Le destroyer, qui enfreignait la sécurité de la navigation maritime, ce lundi 4 mai, près de la ville de Jask (sud) dans le but de traverser le détroit d’Ormuz, a subi une attaque de missiles après avoir ignoré l’avertissement de la marine iranienne.
Selon ces sources, à la suite de ces frappes, le destroyer américain n’a pas pu poursuivre sa route et a été contraint de se retirer et de fuir la zone.
La République islamique d’Iran avait précédemment déclaré à plusieurs reprises que tout passage par le détroit d’Ormuz sans obtenir une autorisation officielle de l’Iran est impossible, et que tout mépris de cet avertissement fera l’objet d’une réponse décisive de la part des forces armées.
Selon un rapport des relations publiques de l’armée iranienne, des destroyers américains avaient tenté, de s’approcher du détroit d’Ormuz après avoir désactivé leurs radars en mer d’Oman, mais ils ont été détectés dès que leurs radars ont été réactivés. Ils ont reçu alors un avertissement radio de la marine iranienne concernant les risques de violation du cessez-le-feu mais l’ont ignoré.
À ce stade, les forces navales de l’armée ont tiré des coups de semonce à l’aide de missiles de croisière, de lance-roquettes et de drones de combat à proximité des navires américains, avertissant que la responsabilité et les graves conséquences de telles actions « incombent à l’ennemi », selon la télévision iranienne.
L’agence de presse iranienne Fars a rapporté qu’une frégate de l’US Navy avait été touchée par deux missiles après avoir ignoré les avertissements répétés des forces iraniennes. Citant des sources, elle a expliqué que les impacts directs avaient contraint la frégate à interrompre sa route, à faire demi-tour et à se retirer de la zone.
Jusqu’au moment de la rédaction de cette information, aucun détail supplémentaire n’a été publié concernant l’ampleur des dommages et des pertes potentielles.
Khatam al-Anbiya : Toute approche des forces américaines les exposera à une attaque
Peu auparavant, le commandant du QG « Khatam al-Anbiya » du CGRI, le général de division Ali Abdullahi, a adressé de fermes avertissements aux puissances étrangères, menées par les États-Unis, soulignant que l’Iran maintient la sécurité du détroit d’Ormuz et le gère avec toute sa puissance.
Le général Abdullahi a affirmé que cette voie navigable est exclusivement entre les mains de l’Iran, déclarant : « Nous rappelons à plusieurs reprises que la sécurité du détroit d’Ormuz est entre les mains des forces armées iraniennes, et que tout passage sûr dans le détroit se fait en coordination avec nos forces. »
Il a également souligné que tout passage sûr pour les navires commerciaux et les pétroliers dans le détroit « doit faire l’objet d’une coordination préalable et directe avec les forces armées iraniennes qui y sont stationnées », appelant tous les navires à s’abstenir de toute tentative de traversée du détroit, quelles que soient les circonstances, sans cette coordination afin de garantir leur sécurité.
Par ailleurs, Abdullahi a mis en garde « l’armée américaine et toute force armée étrangère contre toute tentative d’entrer dans le détroit d’Ormuz ou de s’en approcher, car elles seraient exposées à des attaques », qualifiant les dirigeants des États-Unis de « criminels » et leur armée d’« terroriste agresseur » pratiquant « la piraterie et le vol en haute mer ».
Le commandant militaire iranien a également adressé un avertissement aux alliés de Washington dans la région, déclarant : « Les partisans des USA doivent être prudents afin de ne pas faire face à un regret irréparable », soulignant que « les agresseurs et leurs alliés doivent comprendre que la nation résiliente et courageuse, ainsi que les forces armées, ont prouvé qu’ils répondront avec une extrême sévérité à toute agression ».
Il a indiqué que tout acte agressif de la part des États-Unis entraînerait une perturbation et une déstabilisation de la situation actuelle, compliquerait les choses et mettrait en péril la sécurité des navires.
Ces avertissements surviennent après l’annonce par le président américain Donald Trump, au milieu de la nuit de dimanche à lundi, du lancement de l’opération « Projet Liberté » visant à escorter les navires bloqués dans le détroit d’Ormuz.
