samedi, 18/04/2026   
   Beyrouth 15:51

Pentagone: Hegseth dirige une prière en récitant un faux verset biblique rendu célèbre par un film de Hollywood.

Dans une scène insolite survenue dans les couloirs du département américain de la Défense, le secrétaire à la Guerre des États-Unis, Pete Hegseth, a suscité une vive polémique après avoir récité un passage du film Pulp Fiction, lors d’un événement religieux officiel, le présentant comme une prière reprenant un verset de la Bible.

Hegseth a récité cette prière avant le présumé sauvetage du pilote du F-15 abattu par l’Iran pendant la dernière guerre, et a demandé à la foule rassemblée de se joindre à lui pour l’invocation.

Dans son discours, le ministre a remplacé la phrase originale du livre d’Ézéchiel par un « indicatif militaire », mêlant clairement doctrine religieuse et symbolisme guerrier, ce que les critiques ont considéré comme une utilisation politique de la religion dans le contexte d’une guerre complexe.

« La prière se trouve dans CSAR 25:17 et elle dit, et je vous invite à prier avec moi : “Le chemin de l’aviateur abattu est semé d’embûches par les injustices des égoïstes et la tyrannie des hommes mauvais. Béni soit celui qui, au nom de la camaraderie et du devoir, guide les égarés à travers la vallée des ténèbres, car il est véritablement le gardien de son frère et celui qui retrouve les enfants perdus”, a récité Hegseth.

Le passage biblique authentique dit : « Je leur infligerai une grande vengeance par de terribles châtiments ; et ils sauront que je suis l’Éternel, quand j’exercerai ma vengeance sur eux. »

Par son invocation, Hegseth semble vouloir confisquer une vengeance divine pour l’attribuer aux forces américaines.  

L’incident a suscité une vague de réactions sur les réseaux sociaux, dominée par un ton de ridicule et d’étonnement quant à l’utilisation d’un texte cinématographique dans un contexte religieux au sein du département de la Guerre américain.

En réponse, le porte-parole du Pentagone a rapidement nié les accusations, arguant que le ministre n’avait pas commis d’erreur, mais avait utilisé une « prière spéciale » inspirée du film, et soulignant qu’elle reflétait essentiellement le texte religieux.

Source : Médias