Reuters a révélé que Washington fait pression sur Damas pour que ce dernier envoie des forces militaires dans l’est du Liban dans le but de « désarmer le Hezbollah », mais Damas hésite.
Cinq sources proches du dossier ont indiqué à Reuters que les États-Unis ont encouragé la Syrie à envisager l’envoi de forces armées dans l’est du Liban pour contribuer au désarmement du Hezbollah.
Les sources, s’exprimant sous couvert de l’anonymat, ont déclaré que « Damas hésite à se lancer dans une telle mission par crainte d’alimenter la guerre au Moyen-Orient et les tensions sectaires ».
Deux sources, toutes deux des responsables syriens, et deux autres sources au fait des discussions, ont indiqué que l’idée avait été évoquée pour la première fois entre des responsables américains et syriens l’année dernière.
La semaine passée, la Coordination de la Résistance Islamique en Irak avait mis en garde le président intérimaire syrien, Ahmed al-Charaa, contre toute action hostile menée en coordination avec l’ennemi sioniste-américain et sous quelque prétexte que ce soit sur le territoire libanais, soulignant que cela « équivaudrait à une déclaration de guerre contre l’ensemble de l’axe de la résistance ».
Elle a déclaré : « Nous constatons la trahison du nouveau pouvoir en Syrie et nous surveillons sa coordination avec l’ennemi », ajoutant : « Nous disons très clairement que si vous osez violer la souveraineté du Liban et de son peuple patient et résistant, nous transformerons votre pays en un champ de bataille. »
Le 9 mars, lors d’une réunion virtuelle via Zoom, à l’invitation du président du Conseil européen, Antonio Costa, Al-Charaa avait déclaré qu’il soutenait « le président libanais Joseph Aoun dans le désarmement du Hezbollah ».
Source : Divers
