vendredi, 06/11/2026   
   Beyrouth 15:16

Europe : nouvelles alertes à la bombe. Au moins 34 depuis jeudi

De nouvelles alertes à la bombe ont été signalées sur des vols européens, ce vendredi.

Jeudi, au moins 20 vols – pour la plupart de compagnies low-cost – avaient été visés par des alertes à la bombe en fin d’après-midi, selon plusieurs autorités et compagnies aériennes.

Au moins 34 vols ont été perturbés en Europe par ces alertes depuis le début de la semaine.

Ce vendredi, quatre nouvelles alertes à la bombe ont été émises sur des avions survolant le territoire français, qui ont atterri « sans encombre », et sur lesquels les services de déminage « procèdent aux inspections de sécurité », a annoncé Matignon.

« Une enquête est en cours pour déterminer l’origine de ces alertes qui touchent toute l’Europe », ont ajouté les services du Premier ministre français, en charge de la sûreté et de la défense aérienne du pays. Trois de ces appareils ont atterri à Orly, et le quatrième à Bordeaux, selon une source informée du dossier.

Onze vols au départ ou à destination de Prague ont fait l’objet d’une alerte à la bombe, a pour sa part déclaré l’aéroport de la capitale tchèque à l’AFP.

Un vol de la compagnie Ryanair qui devait partir de Lisbonne en direction de Rome vendredi matin a aussi été visé par une « menace de bombe » qui s’est avérée sans fondement, d’après les autorités portugaises.

Le secteur des médias a également été ciblé vendredi en Irlande. Les locaux de plusieurs médias irlandais dont le groupe audiovisuel RTÉ ont été évacués vendredi matin après avoir reçu une alerte à la bombe.

Cette série de fausses alertes, difficiles à attribuer, a pour conséquence de mobiliser les services de sécurité et de semer la peur, à zéro coût, soulignent les experts.

Les auteurs de ces alertes n’ont pas encore été identifiés.

Des revendications envoyées jeudi aux aéroports de Rome et de Sofia émanaient des « combattants de l’État masculin ». Cela semble renvoyer au nom d’un mouvement ultranationaliste russe, sans qu’il soit possible de vérifier le lien.

Sans préjuger de l’identité des auteurs, « il faut le voir dans le cadre des opérations hybrides contre les Etats européens », a réagi auprès de l’AFP Jean-Marc Rickli, directeur des risques globaux et émergents au Centre de Politique de Genève.

« Ça ne coûte rien à celui qui le fait mais ça a un impact important au niveau logistique et bien sûr sur la perception des populations. Les autorités ne peuvent ignorer ces alertes car si une se matérialise, elles seront tenues pour responsable », fait-il valoir.

Source : Médias