Le président colombien Abelardo de la Espriella a renouvelé son soutien à Israël, affirmant qu’il continuerait à le défendre comme « le peuple de Dieu », lors de sa visite à la synagogue Beit El de Barranquilla pour féliciter la communauté juive à l’occasion du Nouvel An hébraïque.
Au cours de sa visite, de la Espriella a évoqué l’ancien Premier ministre israélien Ariel Sharon, affirmant que le « courage et la détermination » dont il avait fait preuve pour défendre son peuple lui avaient été inspirés par plusieurs dirigeants juifs, ajoutant que Sharon était pour lui une « grande source d’inspiration ».
Le président colombien a déclaré qu’il était le seul candidat à avoir osé, durant sa campagne électorale, parler d’Israël et de « sa lutte pour son peuple », même si ses proches lui avaient conseillé de ne pas mentionner Israël.
Il a ajouté : « Je leur ai dit que je ne cesserai jamais de défendre Israël et que je serai toujours aux côtés d’Israël car c’est le peuple de Dieu. »
De la Espriella a lié sa position envers Israël à un certain nombre de décisions prises par son gouvernement, déclarant : « C’est pourquoi les relations avec l’État d’Israël ont repris, et c’est pourquoi les exportations de charbon ont repris. »
Il a également souligné qu’il avait donné l’ordre de transférer l’ambassade de son pays à Jérusalem, considérant cela comme l’une des positions qu’il avait prises en soutien à Israël.
Il a également évoqué la reconnaissance par son gouvernement de la souveraineté israélienne sur le plateau du Golan, affirmant qu’il était le deuxième président, après le président américain, à adopter cette position, ajoutant : « Personne d’autre n’a osé le faire, seulement les États-Unis et moi. »
Des militants ont raillé sa description d’Israël comme « le peuple de Dieu », remettant en question le sens de cette description à la lumière de la guerre, des massacres et des déplacements de population qui ont lieu dans les territoires palestiniens, soulignant que sa position ignore les souffrances des Palestiniens et les violations qu’ils subissent.
Abelardo de la Espriella a été élu le 21 juin président de la Colombie, pour un mandat de quatre ans (non renouvelable). Il a été élu avec 49,66 % des voix, contre 48,70 % pour son opposant de gauche Iván Cepeda, soit une différence d’environ 250 000 votes. C’est la première fois qu’un président colombien est élu, dans le système actuel d’élection à deux tours, avec moins de 50 % des voix.
Source : Médias
