jeudi, 27/08/2026   
   Beyrouth 21:28

Renseignement européen : Aucun indice de préparation d’une attaque russe contre les pays de l’Otan  

Les services de renseignement européens ne disposent pas d’indices concernant une attaque militaire russe contre les pays européens membres de l’Otan, a déclaré jeudi un haut responsable européen.

D’après la presse américaine, le directeur de la CIA John Ratcliffe s’est rendu à Moscou cette semaine pour dissuader la Russie d’attaquer l’Alliance atlantique.

« Les services européens ne voient pas de risques d’attaque russe contre les pays européens », a assuré ce responsable sous couvert de l’anonymat.

Pour sa part, le Kremlin a qualifié d' »histoires alarmistes » les informations parues dans la presse américaine, les jugeant dénuées de tout lien « avec la réalité ».

Interrogé sur les informations des médias américains jeudi, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a affirmé que « de nombreuses histoires alarmistes sont publiées en ce moment ».

« Bien entendu, cela n’a rien à voir avec la réalité et n’a rien à voir avec les intentions de la Russie », a-t-il dit, en accusant au contraire les pays européens de faire preuve d' »agressivité ».

Sur la même ligne, le chef des services de renseignement extérieurs russes (SVR), Sergueï Narychkine, a estimé jeudi que sa rencontre avec John Ratcliffe n’avait « rien d’inhabituel ».

« Les rencontres entre dirigeants (de service secrets), qu’elles soient en personne ou en ligne, font partie intégrante de notre travail », a-t-il dit à des journalistes, assurant participer « presque chaque semaine » à des réunions avec ses homologues « de tous les continents ».

Sergueï Narychkine a refusé de détailler les sujets abordés avec John Ratcliffe, se contentant d’indiquer qu’ils relèvent « de la compétence des services de renseignements ».

Le Kremlin avait jugé mercredi qu’il était « encore trop tôt » pour savoir si la visite de John Ratcliffe pourrait avoir une incidence pour sortir les relations russo-américaines « de la crise ».

Donald Trump avait affirmé mercredi que la visite du patron de la CIA n’était pas liée à des menaces russes contre l’Otan, tout en laissant entendre qu’elle avait un lien avec l’Ukraine.

« Nous aimerions que la guerre en Ukraine s’arrête », avait-il déclaré lors d’une interview avec le commentateur conservateur Glenn Beck.

Source : Avec AFP