Les États-Unis ont inscrit le mouvement « Palestine Action », actif au Royaume-Uni, sur la liste des organisations « terroristes mondiales spécialement désignées » (SDGT).
Washington a également imposé des sanctions contre le mouvement, précisant que cette mesure intervient en raison de son soutien à une « activité terroriste ».
Le gouvernement britannique avait déjà classé « Palestine Action » comme organisation « terroriste », une décision contestée par le mouvement fondé en 2020 et dénoncée par des organisations de défense des droits humains.
Le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, a déclaré dans une publication sur la plateforme X : « Le terrorisme d’extrême gauche constitue une menace grave pour les États-Unis et l’Occident en général. »
Il a ajouté : « Nous ne ménagerons aucun moyen pour lutter contre le terrorisme et protéger notre mode de vie face à la coercition terroriste. »
L’objectif déclaré de « Palestine Action », tel qu’indiqué sur son site internet, est de mettre fin à la « complicité mondiale dans le système d’apartheid et d’génocide israélien ».
Le mouvement a suscité une attention accrue après le déclenchement de la guerre génocidaire israélienne contre la bande de Gaza le 7 octobre 2023.
De son côté, Huda Ammori, cofondatrice de « Palestine Action », a estimé que « le fait que Trump s’inspire de la répression exercée au Royaume-Uni contre un mouvement qui lutte pour la liberté des Palestiniens montre à quel point cette interdiction est dangereuse, et cela devrait constituer un signal d’alarme pour quiconque se soucie de la liberté d’expression et des libertés civiles. »
Elle a appelé le Premier ministre britannique nouvellement nommé, Andy Burnham, à lever cette interdiction qui constitue « une attaque sans précédent contre la liberté d’expression au Royaume-Uni ».
En revanche, ‘Israël’ a salué cette décision. Le ministère des Affaires étrangères a déclaré que « les organisations terroristes ont exploité de manière systématique la société civile occidentale, utilisant des prétextes politiques et humanitaires pour couvrir des opérations violentes, inciter les jeunes et transférer des fonds illicites. »
Source : Médias
