Le bombardant par l’Iran des installations américaines au Moyen-Orient avec une pluie de missiles à courte portée et de drones, a mis en évidence la vulnérabilité de ces vastes bases situées à proximité des côtes iraniennes depuis près de 40 ans, constate le magazine américain Financial Times. Des doutes subsistent sur le maintien de ces bases.
Durant la guerre, l’Iran a ciblé les hangars d’avions, les infrastructures de ravitaillement et de radar, ainsi que les centres de commandement et de contrôle. Ceci a contraint la Cinquième Flotte à utiliser Diego Garcia, une île isolée, comme plateforme de ravitaillement alternative à son quartier général endommagé à Bahreïn.
La République islamique a contraint Washington à redéployer ses troupes et ses avions hors de portée, notamment dans les territoires palestiniens occupés, en Jordanie. Les américains ont également mené des opérations aériennes et aériennes depuis des bases en Europe.
Hal Brands, chercheur à l’université Johns Hopkins, a déclaré pour la revue américaine : « Ces installations, notamment les principales bases, sont extrêmement vulnérables. On assistera à un redéploiement des forces militaires américaines hors de la région du Golfe. Les forces seront redéployées loin des bases situées à portée des missiles à courte portée et des drones. »
À Washington, la préférence va désormais à réduire la taille de la présence américaine dans le Golfe, et à adopter un modèle de déploiement plus dispersé et flexible, ce qui rend les forces américaines plus difficiles à cibler, selon le média américain.
Récemment, le Commandement central, qui supervise les opérations américaines au Moyen-Orient, a mené des expériences visant à déployer des troupes sur des positions de combat plus petites et à déplacer rapidement des avions de chasse sur des pistes temporaires pour des décollages et atterrissages rapides.
L’American Enterprise Institute, un groupe de réflexion basé à Washington, estimait en avril que la réparation des dégâts subis par onze bases américaines réparties dans sept pays du Moyen-Orient coûterait environ 5 milliards de dollars.
Source : Médias
