Le vice-président du Conseil supérieur musulman chiite au Liban, Cheikh Ali Al-Khatib, a adressé ce mardi ses félicitations aux musulmans et aux Libanais à l’occasion de la mémoire du Mouled (la naissance du Prophète Mohammad S).
Dans un message délivré pour l’occasion, Cheikh Al-Khatib a appelé « la Nation à sortir de l’état regrettable dans lequel elle se trouve, à renoncer à la résignation et à la soumission, et à bâtir des alliances qui redessinent les politiques et les cartes, d’autant plus qu’elle possède les richesses et les capacités lui permettant d’assumer le rôle voulu par le Noble Prophète ».
Cheikh Al-Khatib a déclaré : « Chers frères, le Noble Prophète a fondé un État sur lequel le soleil ne se couchait pas, s’étendant de l’extrême Ouest aux confins de l’Orient… Un État fondé sur la justice, l’égalité, l’équité, la noblesse morale et le rejet de l’ignorance. »
Il a poursuivi : « Cependant, les attraits du pouvoir et les ambitions des dirigeants ont altéré l’image de cet État et trahi la promesse. Une élite de pieux devanciers, avec à leur tête la famille du Prophète (Ahl al-Bayt), a dû faire face à cette dérive et en payer le prix fort. Cela s’est incarné dans les tentatives de réforme menées par l’Émir des croyants Ali ben Abi Taleb, puis par l’Imam Al-Hassan et l’Imam Al-Hussein, qui s’est soulevé contre le pouvoir en quête de réforme, scellant son engagement par son martyre à Kerbala avec l’élite de ses compagnons et de sa famille. »
Cheikh Al-Khatib a souligné que « la Nation islamique n’a pas su concrétiser les principes prônés par le Prophète. La tragédie de la Palestine demeure le symbole de cet abandon, dont nous subissons aujourd’hui les séquelle au Liban et dans le monde arabo-islamique, en raison d’une clique de sionistes qui exercent la pire des oppressions contre le peuple palestinien ».
Il a estimé que « célébrer cette mémoire bénie vise à s’en inspirer comme ligne de conduite pour traiter nos problèmes, panser nos blessures et surmonter les défis par la patience, la résistance face à la perfidie de l’ennemi et l’endurance des sacrifices dans ce combat existentiel ».
Il a ajouté que « le pouvoir politique a emprunté une voie défaitiste au profit de l’ennemi en renonçant aux atouts de la force », soulignant que « l’environnement de la Résistance a fait preuve d’une capacité exceptionnelle de sacrifice, de patience et de confrontation ».
Cheikh Al-Khatib a enfin indiqué que « l’armée nationale a refusé de céder aux choix du pouvoir qui visaient à la pousser à l’affrontement avec la Résistance », confirmant que « l’option des négociations menée par le pouvoir n’a récolté que des échecs, conséquence logique du fait d’avoir remplacé le principe de la force du droit par l’illusion du rapport de forces ».
Source : Médias
