mardi, 25/08/2026   
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Rezaï au chef d’état-major pakistanais : Attachés à notre gestion sécuritaire du détroit d’Ormuz… et aucune confiance en Washington

Le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, le général Mohsen Rezaï, a reçu le chef d’état-major de l’armée pakistanaise, le maréchal Asim Munir, dans le cadre de l’examen des relations bilatérales ainsi que des évolutions sécuritaires et régionales.

Le chef d’état-major de l’armée pakistanaise était arrivé dans la capitale iranienne, Téhéran, accompagné du ministre pakistanais de l’Intérieur, Mohsin Raza Naqvi, lors d’une visite au cours de laquelle il rencontre de hauts responsables de la République islamique, dans le cadre des efforts visant à renforcer la coopération entre les deux pays et à discuter des développements dans la région.

Au cours de la rencontre, le général Rezaï a réaffirmé l’attachement de son pays à « la gestion sécuritaire iranienne du détroit d’Ormuz ».

Il a souligné dans le même temps que l’Iran n’accorde pas sa confiance aux États-Unis, tout en insistant sur la nécessité pour les USA de changer de comportement et de politiques, et de prendre des mesures concrètes pour mettre en œuvre les dispositions du protocole d’accord.

De son côté, le chef d’état-major de l’armée pakistanaise a souligné les efforts soutenus déployés par le Pakistan pour parvenir à la signature du protocole d’accord d’Islamabad, selon ce qu’a rapporté la télévision iranienne.

Le maréchal Asim Munir a également mis l’accent sur la fraternité et l’amitié qui unissent l’Iran et le Pakistan.

Dans le cadre des discussions régionales, le chef d’état-major de l’armée pakistanaise s’était entretenu plus tôt avec le président de l’Assemblée consultative islamique iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf. Ce dernier a souligné que les engagements des parties en vertu du protocole d’accord sont « clairs », insistant sur la nécessité pour les États-Unis de respecter leurs promesses.

Ghalibaf a déclaré qu’en manquant à ses engagements, les États-Unis ont empêché l’instauration de la stabilité dans la région et ont créé un nouveau motif de défiance.

Ces démarches diplomatiques interviennent alors que les discussions entre le sultanat d’Oman et l’Iran concernant les dispositions relatives à la navigation dans le détroit d’Ormuz ont atteint un stade avancé, sur fond de poursuite des contacts régionaux au sujet de la sécurité de la navigation et des voies de transit dans le détroit.

La partie iranienne avait souligné auparavant que la conclusion d’un accord entre Téhéran et Mascate sur les arrangements de navigation ne signifiait pas la réouverture du détroit d’Ormuz, affirmant que sa réouverture exige le respect par Washington de ce qui figure dans le protocole d’accord d’Islamabad.

Source : Médias