L’ancien commandant des Gardiens de la révolution et membre du Conseil de discernement de l’intérêt supérieur du régime, le général de division Mohsen Rezaei, a averti que « si les États-Unis poursuivent la guerre dans les prochains jours, l’Iran passera de la phase de représailles à la phase offensive, et nous déclarerons alors la fin des conditions propices aux négociations et à la guerre ».
Dans une interview télévisée, il a souligné que « la possibilité de mener simultanément négociations et guerre est révolue, et toute nouvelle erreur américaine pourrait déclencher un conflit régional ».
Rezaei a déclaré : « Les prédictions concernant la dénonciation du protocole d’accord par Donald Trump se sont avérées exactes, comme en témoigne les faits qui avaient précédé lorsque Washington avait pratiquement tué l’accord en violant les cinq clauses préliminaires. »
Et de citer les cinq violations : « le refus de l’entité sioniste de se retirer du Sud-Liban, l’établissement d’un corridor illégal dans le détroit d’Ormuz malgré l’ouverture du corridor iranien légitime, le manque de respect pour la souveraineté de la République islamique d’Iran, l’agression militaire contre les côtes iraniennes et le refus de restituer les biens confisqués figuraient parmi les violations du mémorandum d’entente commises par l’Amérique. »
Évoquant les attaques menées ces derniers jours par l’armée américaine contre les provinces du sud et d’autres régions du pays, Rezaei a déclaré : « Ils bombardent des ponts et des hôpitaux dans différentes parties du pays, et ils ont un but précis. Nous leur avons opposé une riposte ferme et continue, et ces frappes seront plus fortes et plus fréquentes. »
En revanche, Rezaei estimait que « si nous ne consolidons pas la sécurité économique mondiale par la gestion du détroit d’Ormuz, la prochaine guerre mondiale éclatera dans le golfe Persique, car chaque puissance cherchera à contrôler la sécurité du détroit, voire la sécurité énergétique mondiale, ce qui entraînera des affrontements entre elles, et la région de l’Asie occidentale deviendra ainsi une arène de conflits et de règlements de comptes entre les puissances mondiales. Les pays de la région devraient donc prêter attention à cette question ».
Source : Médias
