mardi, 14/07/2026   
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Pouvoirs de guerre : Des élus démocrates accusent Trump de court-circuiter le Congrès

Des élus démocrates ont accusé que le président américain Donald Trump de tenter de contourner la Constitution et la loi sur les pouvoirs de guerre, soulignant que la décision d’entrer en guerre ne devrait pas reposer entre les mains du président seulement.

Le chef de la minorité démocrate au Sénat, Chuck Schumer, a commenté cette nouvelle escalade en déclarant : « Le soi-disant accord entre le président Donald Trump et l’Iran s’est effondré avant même que l’encre ne sèche. »

Il a poursuivi en disant : « La Chambre des représentants et le Sénat ont tous deux voté en faveur du retrait de nos troupes de la ligne de front et de la fin immédiate de cette guerre, et Trump doit s’y conformer. »

Un autre représentant démocrate, Mike Levin a critiqué la décision de Trump d’informer le Congrès de la reprise des combats avec l’Iran, arguant que sa prétention à avoir l’autorité exclusive pour décider de la guerre est contraire aux dispositions de la Constitution.

Levin a déclaré que Trump avait informé le Congrès de la reprise des opérations militaires, tout en affirmant que la décision d’entrer en guerre lui revenait exclusivement, soulignant qu’aucun président n’a le droit de revendiquer une autorité absolue et exclusive sur la guerre.

Il a appelé à surmonter les divisions partisanes, exhortant les républicains à se joindre aux démocrates pour mettre fin à ce qu’il a décrit comme l’idée qu’un seul homme puisse avoir le contrôle exclusif des décisions de guerre et de paix.

Pour sa part, la représentante démocrate Teresa Leger Fernandez a déclaré que Trump ne pouvait pas mettre fin à la guerre « sur le papier » pour contourner la loi et la reprendre ensuite quand bon lui semble, ajoutant : « Assez des mensonges et de guerres sans fin. »

Fernandez a accusé Trump de mentir, soulignant qu’il avait informé le Congrès du retour de l’état de guerre, tout en exigeant une nouvelle prolongation de 60 jours pour poursuivre les opérations militaires sans l’approbation du Congrès.

Le 7 juillet, Trump a officiellement notifié le Congrès de sa décision de reprendre les hostilités contre l’Iran, un message que son administration interprète comme l’ouverture d’une nouvelle fenêtre de 60 jours pour le recours à la force militaire dans la région sans l’approbation du Congrès.

Le commandement central américain (CENTCOM) a annoncé dans la nuit de lundi à mardi le début de la troisième nuit consécutive d’attaques contre l’Iran, sous la direction du commandant en chef des forces armées.

Ces deux derniers jours, les attaques américaines ont principalement ciblé des sites civils et des installations économiques à Bandar Abbas, Bouchehr, Sirik, Qeshm, Jask, Konarak, Chabahar, des installations maritimes et portuaires, des infrastructures civiles, des ports de pêche et des zones proches de la centrale nucléaire de Bouchehr, sans toucher la centrale elle-même

Source : Média