jeudi, 25/06/2026   
   Beyrouth 12:03

Fadlallah : Toute concession du pouvoir à l’ennemi ne passera pas, et la Résistance sait comment faire face à ses violations du cessez-le-feu

Le député Hassan Fadlallah, membre du bloc de la Fidélité à la Résistance, a déclaré qu’il y avait des violations israéliennes du cessez-le-feu, ainsi que des agressions et des tentatives de l’ennemi pour se dérober à l’accord auquel l’a contraint le protocole d’accord irano-américain.

Il a précisé que « l’ennemi ne voulait pas s’engager dans cet accord, mais que la Résistance sait comment traiter cette question : les frères concernés savent comment faire face et quelles sont les orientations à cet égard ».

Il a souligné que « le protocole d’accord irano-américain est un accomplissement majeur pour la République islamique d’Iran, qui nous a inclus avec elle dans cet accord et s’est pleinement engagée à nos côtés, de sorte que les négociations ne se seraient pas poursuivies si le feu n’avait pas cessé sur le Liban. Le feu a effectivement cessé sur le Liban, et il n’y aura aucun accord final recherché par les États-Unis sans un retrait israélien total de notre terre ».

Le député Fadlallah a affirmé qu’ « un événement mondial et une équation régionale ont été établis aujourd’hui, ayant pour titre cette entente irano-américaine dont le Liban fait désormais partie. Cette équation repose sur la force du terrain, et c’est cela la véritable diplomatie : la diplomatie de la force, des missiles, de la constance, du détroit d’Ormuz, des combats à Ali al-Taher et de la pression politique de la République islamique d’Iran. C’est pourquoi notre situation sera bien meilleure dans les jours à venir ».

Le député Fadlallah a ajouté : « Après notre confiance en Dieu Tout-Puissant, nous misons sur les bras des combattants (de la Résistance), sur notre peuple, sur notre unité ainsi que sur ce soutien et cet appui iraniens. »

Et de s’interroger: « Où existe-t-il dans le monde un État comme l’Iran, qui met entre nos mains le détroit d’Ormuz, sachant que tout le dossier nucléaire iranien est aujourd’hui engagé pour le Liban ? Ceux qui prétendaient autrefois que nous étions une carte entre les mains de quiconque, ces événements ont montré que nous sommes une force et un peuple, et non une carte entre les mains de personne, et que c’est le dossier nucléaire qui sert le Liban, et non l’inverse ».

Le député Fadlallah a en outre signalé que « ceux qui ont ressenti la défaite suite à la signature de ce protocole sont au nombre de deux : l’ennemi israélien qui veut s’affranchir du cessez-le-feu, et ceux qui ont été frustrés, dont les paris ont échoué et les illusions se sont dissipées à l’intérieur du pays. Nous leur disions : ne pariez ni sur les États-Unis, ni sur notre défaite, ni sur le fait que nous soyons un peuple que l’on brise, mais ils n’ont pas accepté. Leurs espoirs ont donc été déçus et ils ont perdu leurs paris ».

Le député Fadlallah a déclaré que « le pouvoir au Liban et certains parties ont mené, ces deux derniers jours, une grande incitation sous le titre de la séparation de la trajectoire libanaise de celle de l’Iran. Ils ont tenté d’entraver cet accomplissement et ont œuvré nuit et jour pour se rendre de manière isolée et unilatérale à Washington, pensant pouvoir accomplir ou réaliser quelque chose ».

« Nous les avons mis en garde, en secret et en public : gardez-vous bien de présenter la moindre concession à cet ennemi perdant et déçu qui sortira de notre terre grâce à la constance de nos combattants et à ce soutien iranien. Nous ne vous permettrons d’aucune manière de faire passer une quelconque concession aux dépens de notre souveraineté, de notre résistance et de notre peuple. Si vous présentez une concession, rien n’en sera appliqué, car nous sommes les fils de la terre, les gens du terrain et de la Résistance. Rien ne passera au Liban sans qu’il y ait une entente avec nous : ce que nous approuvons passe, et ce que nous n’approuvons pas ne passera pas au Liban. Même si le monde entier se rassemblait, il ne pourrait pas l’appliquer, d’Ali al-Taher à Al-Chaqif (Beaufort), jusqu’au sud du Litani ou dans n’importe quelle parcelle du Liban », a-t-il fait savoir.

Et M.Fadlallah de conclure: « Nous avons conseillé certains au Liban, et aujourd’hui nous leur réitérons et leur disons que l’opportunité n’est pas encore terminée. Par conséquent, vous devez sortir de la trajectoire des concessions, revenir vers votre peuple, avoir confiance en lui et en la Résistance, et tirer profit de ce soutien iranien. D’autant plus que l’Iran ne veut se substituer ni à l’État ni à quiconque ; il est grand par lui-même et n’en a pas besoin. C’est le Liban qui a besoin de l’Iran, et non l’inverse, car il se tient à nos côtés ».