lundi, 22/06/2026   
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Al-Charaa ne s’oppose pas à une rencontre avec le Hezbollah : Trump a été mal compris

Le président syrien Ahmad al-Charaa a considéré que la déclaration du président américain Donald Trump concernant l’intervention de la Syrie au Liban « a été mal comprise ».

Al-Charaa a déclaré, lors d’une interview accordée dimanche à la télévision Al-Mashhad : « Nous avons bien assez de courage pour le dire publiquement si nous voulions entrer sur un terrain de conflit ou de guerre. Nous ne voulons que le bien pour nos frères au Liban, et nous ne leur souhaitons qu’une vie heureuse. Le rôle syrien est purement positif et se définit en fonction des intérêts libanais et syriens à la fois. »

Al-Charaa a annoncé que la proposition syrienne pour résoudre la crise libanaise repose sur « l’arrêt de la guerre dans un premier temps, puis l’adoption d’une boîte à solutions comprenant des volets économiques, politiques et sociaux, ainsi que le rétablissement des relations économiques et de l’artère économique entre la Syrie et le Liban ».

Il a souligné que cela s’accompagne de mesures de sécurité répondant aux préoccupations syriennes et libanaises, en plus de certaines préoccupations israéliennes.

Al-Charaa a estimé que « l’arrêt de ce qui se passe nécessite des solutions créatives et non des solutions traditionnelles », affirmant que « le rôle syrien doit être positif et de soutien à l’État libanais et à ses institutions, et non une répétition de la phase de tutelle précédente, mais plutôt à travers le soutien à la stabilité et la reconstruction des institutions libanaises ».

Il a insisté sur le fait que la solution doit passer « par le renforcement des liens entre les forces libanaises, y compris le Hezbollah, pour parvenir à une solution sûre qui rassure tout le monde », avertissant que « les solutions fragmentées pourraient mener à davantage de complexité ».

Al-Charaa a également affirmé que « le Liban a besoin de rassurer ses composantes », insistant sur « la nécessité de garantir que la composante chiite se sente en sécurité et non perdante, ainsi que de trouver une place pour le Hezbollah au sein de l’État libanais, loin des solutions à somme nulle ».

Dans ce contexte, Al-Charaa ne s’est pas opposé à s’asseoir avec le Hezbollah « si cela sert l’intérêt du Liban et préserve les intérêts syriens », affirmant qu’il croit au dialogue « même avec les parties adverses ».

Trump avait intensifié dimanche ses positions à l’égard de l’Iran et du Liban, déclarant lors d’une interview accordée au réseau Fox News qu’il était sur le point de confier le dossier du Hezbollah à la Syrie, et d’accorder un rôle plus important à Al-Charaa pour le traiter.

Trump a également appelé Téhéran, dans une publication sur sa plateforme Truth Social, à faire cesser les troubles causés par ceux qu’il a qualifiés de mandataires « qui reçoivent de l’argent d’elle au Liban », la menaçant, si elle ne s’exécutait pas, de la frapper à nouveau « très durement, exactement comme nous l’avons fait la semaine dernière, mais avec une force encore plus grande ».

Source : Traduit à partir d'AlAkhbar