vendredi, 19/06/2026   
   Beyrouth 02:14

Vance : « Israël » doit respecter l’accord avec l’Iran

Le vice-président américain J.D. Vance a confirmé lors d’une conférence de presse qu’« Israël doit respecter le processus de paix », précisant que « l’administration américaine est en contact quasi quotidien avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et d’autres responsables israéliens, et qu’elle communique également en permanence avec ses partenaires du Golfe ».

Il a ajouté que le président américain Donald Trump « ne retire pas son soutien à Israël » et a poursuivi en soulignant que les Israéliens « doivent respecter ce processus de paix, qui est dans leur intérêt et dans celui de toute la région ».

Il a fait remarquer que « M. Trump avait exprimé sa frustration lorsque les négociations semblaient sur le point de progresser, avant que des attaques ne surviennent dans des zones civiles densément peuplées de Beyrouth, faisant des victimes civiles ».

Il a ajouté : « Nous avons appelé à une coordination plus étroite afin d’éviter que de tels incidents ne se reproduisent. »

Nous attendons un engagement mutuel du Liban

Concernant la partie libanaise, M. Vance a insisté sur le fait que « la paix régionale exige que toutes les parties respectent leurs engagements ».

Il a expliqué que « Washington attend du Hezbollah qu’il ne lance ni missiles ni drones sur les Israéliens, et que les Israéliens ne lancent pas d’attaques indiscriminées ou excessives au Liban ».

Il a souligné que « l’objectif ultime est que le gouvernement libanais assume la responsabilité de la sécurité au Sud-Liban ».

Et de poursuivre : « les sanctions contre l’Iran restent en vigueur, à l’exception de celles liées au pétrole, qu’il a jugées inefficaces ». Il a expliqué que « leur objectif était de réduire les revenus pétroliers de Téhéran ».

Il a déclaré qu’« aucune sanction ne sera levée tant que l’Iran n’aura pas rempli ses obligations au titre de l’accord », soulignant que « toutes les sanctions seront rétablies si Téhéran ne respecte pas ses engagements ».

Il a ajouté que « certaines mesures de levée des sanctions nécessitent l’approbation du Congrès, tandis que l’administration américaine peut suspendre temporairement d’autres mesures sans cette approbation ».

L’essence de l’accord actuel repose sur des engagements mutuels

Vance a précisé que le cœur de l’accord actuel repose sur des engagements réciproques, notant que Washington s’est engagé à lever l’embargo et à « autoriser » l’Iran à vendre une partie de son pétrole en échange de la réouverture du détroit d’Ormuz à la navigation.

Il a noté que le processus portait déjà ses fruits, expliquant que 12,5 millions de barils de pétrole avaient transité par le détroit d’Ormuz ces dernières heures, un niveau jamais atteint depuis le début de la guerre, coïncidant avec une baisse des prix du pétrole et des carburants.

Il a également confirmé que l’Iran n’avait ciblé aucun navire dans le détroit d’Ormuz pour la deuxième nuit consécutive, alors que plus de 12 navires l’avaient traversé, indiquant que les deux parties respectaient jusqu’à présent la première phase de l’accord.

Pas d’accord final si Ormuz est utilisé comme monnaie d’échange

Concernant le détroit d’Ormuz, Vance a déclaré que les États-Unis estiment que les voies navigables internationales doivent rester libres de droits de passage.

Il a affirmé que les négociations finales porteraient sur des mécanismes visant à « empêcher » que le détroit ne soit à nouveau utilisé comme point de passage obligé pour l’économie mondiale, et que « si cela n’est pas pris en compte dans l’accord final, il n’y aura pas d’accord final ».

Il a ajouté que l’Iran, Oman et les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG) ne souhaitent pas non plus que le détroit soit utilisé comme instrument de pression sur l’économie mondiale.

L’accord final avec Téhéran suppose le retour de nos forces dans la région à leur niveau d’avant-guerre

Vance a noté que l’administration américaine réexamine la question de la réduction des forces déployées dans la région, indiquant que « l’accord final suppose le retour de ces forces à leur niveau d’avant le déclenchement de la guerre ».

Il a expliqué que « cela reste conditionné par le respect par l’Iran des termes de l’accord, permettant ainsi la vérification de ce respect et la mise en œuvre de mesures concrètes pour appliquer les accords de paix ».

Il a ajouté : « Nous ne maintiendrons pas de groupes aéronavals supplémentaires dans la région. Les Iraniens n’en veulent pas, et franchement, nous non plus. »

Négociations techniques et nucléaires en Suisse

Concernant le processus de négociation, M. Vance a annoncé son hésitation de se rendre en Suisse dès le début des négociations techniques entre les deux parties.

Il a expliqué que « ces négociations allieront participation politique et technique, et que des équipes spécialisées aborderont les questions nucléaires et techniques, notamment les mécanismes de gestion des stocks d’uranium hautement enrichi et les modalités de mise en œuvre de l’accord ».

Il a indiqué que «  le début probable de ces pourparlers est ce week-end », précisant que « la date définitive dépend encore des dispositions prises par la partie iranienne ».

Il a ajouté : « Ce plan reste inchangé, mais la date pourrait évoluer, et nous connaîtrons les détails précis dans les prochains jours.»

Certaines critiques formulées par les ministres de M. Netanyahu à l’encontre de M. Trump me surprennent

En réponse aux articles de presse faisant état du mécontentement de M. Netanyahu concernant l’accord, M. Vance a affirmé que « ces articles ne reflétaient pas la nature des discussions qu’il a eues avec lui ».

Il a ajouté que ce qui l’avait surpris, « c’était que des membres du gouvernement Netanyahu critiquent l’accord et s’en prennent personnellement au président américain Donald Trump ».

Il a ajouté que « s’il était membre du gouvernement israélien, il n’aurait pas attaqué le seul allié solide qui reste à Israël ».

Les deux tiers des armes défensives israéliennes utilisées ces trois derniers mois sont de fabrication américaine

Vance a poursuivi en affirmant que « le véritable problème d’Israël n’est pas le président américain, soulignant que les deux tiers des armes défensives utilisées ces trois derniers mois étaient fabriqués aux États-Unis et financées par les contribuables américains ».

Il a ajouté : « Quiconque en Israël pense que son plus gros problème est le président américain doit se réveiller et prendre conscience de la réalité de la situation dans laquelle se trouve le pays, car Israël n’a plus qu’un seul allie dans le monde et c’est le président Trump. »

Source : Divers