La France a appelé ce mardi à une entrée « massive, rapide et sans entrave » de l’aide humanitaire dans la bande de Gaza, tout en dénonçant l’accélération de la colonisation israélienne en Cisjordanie occupée, lors d’une intervention devant le Conseil des droits de l’homme des Nations unies à Genève.
S’exprimant lors du dialogue interactif consacré au rapport de la Commission internationale indépendante d’enquête sur le territoire palestinien occupé, la délégation française a estimé que ce document témoignait de la poursuite de « violations graves du droit international humanitaire et des droits de l’homme » et d’une dégradation continue des conditions de vie des populations civiles palestiniennes.
La France a rappelé que les civils « ne doivent jamais être pris pour cibles » et a réitéré les préoccupations exprimées le 8 juin avec plusieurs États face à la situation humanitaire à Gaza.
Paris a appelé Israël à garantir l’accès humanitaire, y compris pour les organisations non gouvernementales, estimant que l’acheminement de l’aide constituait une « urgence absolue » pour les habitants de l’enclave palestinienne.
La délégation française a également souligné que les agences des Nations unies, dont l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA), ainsi que le Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge et les ONG, devaient pouvoir opérer sans risque pour leur sécurité. Elle a ajouté que cette situation nécessitait également la fin des frappes et le désarmement du Hamas.
Concernant la Cisjordanie occupée, y compris Jérusalem-Est, la France a jugé préoccupantes l’accélération de la colonisation et la multiplication des déplacements forcés de Palestiniens, estimant que ces évolutions risquent de conduire à une « annexion de facto » du territoire.
Paris a particulièrement pointé le projet de colonisation E1, situé entre Jérusalem-Est et la colonie de Maalé Adoumime, affirmant qu’il ne devrait pas aboutir.
La France a par ailleurs dénoncé la multiplication des attaques de colons contre des civils palestiniens et appelé Israël à protéger la population palestinienne ainsi qu’à sanctionner les auteurs de ces violences.
Un an après l’« Appel de Paris », lancé en faveur d’un règlement politique du conflit, la France a enfin réaffirmé son engagement pour une paix « juste et durable » fondée sur la solution de deux États, israélien et palestinien vivant côte à côte dans la paix et la sécurité.
Source : Agence Anadolu
