samedi, 13/06/2026   
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Fin de la guerre au Liban, détroit d’Ormuz, avoirs gelés: Les révélations d’Araghchi sur l’accord avec Washington

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a confirmé vendredi que « s’il avait été décrété que l’Iran recule sous le poids de la menace de frapper les infrastructures, il aurait reculé bien avant cela ».

Il a ajouté que Téhéran a adressé un message à l’autre partie (la partie américaine) signifiant que « la menace donne un effet inverse », affirmant : « Si vous voulez aller vers la guerre, nous sommes fin prêts ».

Le détroit d’Ormuz et la levée du blocus maritime sont inclus dans l’accord

Dans une interview accordée à la télévision iranienne, Araghchi a expliqué que la question du détroit d’Ormuz et la levée du blocus maritime sont inscrites dans le protocole d’accord avec Washington, indiquant que la question de la reconstruction a été posée dans le cadre d’un plan de reconstruction et de développement économique, et que ses mécanismes seront convenus lors des négociations à venir.

Il a ajouté qu’un mécanisme spécifique a été mis en place pour les fonds iraniens gelés, affirmant qu’il présentera les détails complets et les expliquera « clause par clause » lorsque l’entente deviendra définitive.

« L’entité sioniste est l’ennemie de l’accord et tentera de le saper et de le faire échouer »

M.Araghchi a souligné que « cet accord a des ennemis, à leur tête l’entité sioniste qui cherche des prétextes pour le saper et le faire échouer », estimant que le fait d’entrer dans les détails actuellement serait de nature à créer une atmosphère médiatique chargée qui pourrait confronter la signature de l’accord à certains obstacles et difficultés.

Washington s’engage dans l’accord à ne pas lancer de guerre ni à menacer

M.Araghchi a indiqué que les États-Unis s’engagent, dans le protocole d’accord irano-américain, à ne pas être les initiateurs d’une quelconque guerre et à ne pas utiliser la menace.

Il a ajouté que les États-Unis et l’Iran s’engagent à respecter la souveraineté de l’autre partie et à ne pas s’ingérer dans leurs affaires intérieures mutuelles « à partir d’une position d’égalité de pairs totalement équivalente ».

M.Araghchi a fait observer que le texte de l’entente a été modifié et changé à de nombreuses reprises jusqu’à présent, et que le dossier nucléaire a été reporté à l’accord final, expliquant que les négociations se déroulent en deux étapes.

Il a déclaré que les exigences nucléaires américaines à ce stade n’étaient, pas du tout, acceptables pour l’Iran.

Et de souligner: Dès que les étapes finales des négociations seront terminées, l’accord sera signé et annoncé, indiquant que la signature lors de la première étape sera numérique et à distance (signature électronique), affirmant que cela pourrait se produire au cours des tout prochains jours.

Il a précisé que le protocole d’accord fait moins de deux pages et que chaque mot y a été examiné et révisé maintes et maintes fois, et que le ministère des Affaires étrangères a exécuté toutes les choses requises avec le plus haut degré de précision.

« L’Iran n’abandonnera jamais le Liban à son sort »

Concernant le dossier libanais, le ministre iranien des Affaires étrangères a confirmé qu’il sera annoncé, dans le protocole d’accord, la fin de la guerre y compris au Liban, et a souligné que l’Iran « n’abandonnera jamais le Liban à son sort ».

M.Araghchi a expliqué que la fin de la guerre dans le cadre de l’entente signifie également le retrait d’« Israël » des régions occupées au sud du Liban, affirmant que Téhéran l’a notifié à l’autre partie « en toute franchise ».

« L’Iran est sorti plus fort de la guerre »

M.Araghchi a en outre estimé que « l’Iran et le peuple iranien sont les vainqueurs sur le terrain, et ce n’est pas un simple slogan ».

Il a ajouté que des responsables étrangers disent que l’Iran est sorti de cette guerre plus fort et qu’il a fait des miracles, indiquant qu’il a entendu ces expressions textuelles de la part de responsables étrangers.

Et de souligner: Je préfère parler des détails de l’entente potentielle après qu’elle devienne définitive, faisant remarquer qu’aucune entente n’a encore été signée, et que certaines questions pourraient connaître des hauts et des bas.

M.Araghchi a déclaré que les ennemis ont fait face à une résistance acharnée et extrêmement solide de la part de l’Iran, des forces armées et du peuple iranien.

Et de renchérir: Les responsables occidentaux disent qu’ils ne croyaient pas que l’Iran résisterait avec cette constance et cette fermeté, estimant que cette résistance est tributaire en premier lieu des sacrifices des forces armées, et que tout le monde est redevable envers les forces armées et les martyrs.

Il a affirmé que la diplomatie a essayé d’être la voix des Iraniens, de défendre le peuple iranien et d’être un soutien et une aide pour les forces armées, confirmant que la mission de la diplomatie est de consolider les réalisations du terrain, et que les négociations et le négociateur dépendent fondamentalement de la force du terrain, et que les négociations sans force sur le terrain « n’aboutiront à aucun résultat ».

Report de la levée des sanctions contre l’Iran et du dossier nucléaire

Concernant les deux questions de la levée des sanctions contre l’Iran et du dossier nucléaire, le ministre iranien des Affaires étrangères a confirmé qu’elles ont été reportées à l’accord final, expliquant que la décision sur la question de l’enrichissement et du stock de matières enrichies se fera à ce stade-là.

Il a ajouté que la position permanente de Téhéran est que s’il faut traiter la question des matières enrichies à 60 %, la seule voie pour cela est leur dilution à l’intérieur de l’Iran, indiquant la volonté de consolider cette trajectoire au sein des ententes.

Les avoirs gelés et la reconstruction

M.Araghchi a affirmé que les avoirs iraniens gelés seront libérés en vertu du protocole d’accord au cas où il serait signé, soulignant qu’« aucun de nos avoirs ne peut rester gelé à nouveau ».

Et de poursuivre: Le plan de reconstruction a été pris en considération pour compenser les pertes et les dommages subis par l’Iran.

Le détroit d’Ormuz : redevances et plan conjoint avec Oman

M.Araghchi a par ailleurs indiqué que des redevances seront perçues en contrepartie des services dans le détroit d’Ormuz, et que ces services « ne seront plus gratuits désormais », affirmant que la question du paiement des coûts a été consolidée au sein de l’accord.

Il a ajouté que le blocus maritime américain était le premier des dossiers à avoir été abordé dans l’accord, avec l’affirmation de la nécessité de sa levée.

Dans ce contexte, M.Araghchi a réaffirmé que le détroit d’Ormuz se trouve « sans le moindre doute sous la souveraineté de l’Iran et d’Oman », soulignant qu’« il n’existe aucune voie navigable internationale dans le détroit d’Ormuz ».

Il a expliqué que l’Iran et le Sultanat d’Oman ont assuré la sécurité et les services dans le détroit pendant de longues années, et que ces services étaient gratuits, ajoutant que la gestion du détroit à l’avenir « ne sera pas comme elle l’était par le passé », et que personne ne peut porter atteinte à la souveraineté de l’Iran et d’Oman sur celui-ci.

Il a fait part de la tenue de consultations « très bonnes » avec le Sultanat d’Oman à cet égard, avec la probabilité de publier prochainement un communiqué et un plan d’action conjoint concernant le détroit.

Deux étapes pour l’entente.. et avertissement contre la violation des engagements

M.Araghchi a indiqué que la différence cette fois par rapport aux accords précédents réside dans le fait que l’accord final n’est pas encore accompli, et que ce qui se déroule actuellement est la première étape.

Il a affirmé que si les ententes de la première étape ne sont pas exécutées, il ne sera pas passé à la seconde étape, estimant que « la nature de l’autre partie est la violation des engagements », et que les expériences passées ont montré « la fabrication de beaucoup de problèmes durant l’exécution ».

Il a ajouté qu’il faut s’attendre à des obstacles et des problèmes divers de la part de l’autre partie lors de la phase d’exécution, indiquant que Téhéran traite avec des parties américaines « qui ne respectent pas leurs engagements », et que « nous devons couper la route à leur violation des engagements ».

Il a affirmé que le détroit d’Ormuz est considéré actuellement comme l’un des outils de dissuasion importants de l’Iran, soulignant que si les clauses du protocole d’accord ne sont pas exécutées, aucune négociation ne sera menée pour parvenir à l’accord final.

Aucune crédibilité pour les fuites médiatiques

M.Araghchi a affirmé que les Américains et les Iraniens ont déclaré que les textes circulant dans les médias ne jouissent d’aucune crédibilité et ne sont confirmés par aucune des deux parties.

Il a ajouté qu’« il n’existe aucun accord dans lequel une partie obtient 100 % et l’autre partie n’obtient rien ».

L’agence iranienne « IRNA » avait rapporté auparavant que le texte de l’accord potentiel pour mettre fin à la guerre entre l’Iran et les États-Unis a été préparé « avec un soin extrême et une précision minutieuse », de façon à ne laisser de place à aucune interprétation arbitraire ou dérobade devant les obligations de la part de l’une ou l’autre des deux parties.

Source : Médias