Un groupe de hacktivistes pro-Résistance a annoncé avoir infiltré des installations d’approvisionnement en eau en Californie en représailles à une attaque aérienne américaine ayant détruit des réservoirs d’eau potable dans le sud de l’Iran.
Le groupe, connu sous le nom de Handala, a déclaré, jeudi 11 juin, avoir ciblé les infrastructures hydrauliques de Californie après que les forces américaines ont bombardé deux réservoirs d’eau potableà Sirik, dans la province de Hormozgan, coupant ainsi l’accès à l’eau potable pour plus de 20 000 habitants.
« Il y a deux jours à peine, [Trump] a détruit les sources d’eau du peuple opprimé de Sirik avec des roquettes coûtant des millions de dollars, le plongeant dans la soif et la souffrance sous une chaleur de 50 degrés Celsius », a déclaré Handala dans un communiqué. « Aujourd’hui, la vengeance a atteint le cœur de l’Amérique. »
Toutefois, le groupe a précisé s’être abstenu de couper l’eau aux villes américaines – une capacité qu’il affirme posséder – invoquant ses engagements éthiques à la différence de dirigeants américains.
« Nous aurions facilement pu couper l’eau aux villes américaines, comme l’a fait votre président insensé, mais notre voie et notre approche sont différentes », ajoute le groupe, qui décrit cette infiltration comme un avertissement à la Maison Blanche.
« Nous ne sommes plus en 2010, époque où l’on pouvait attaquer avec Stuxnet sans subir de conséquences. Aujourd’hui, toute attaque entraînera, en quelques heures, une riposte bien plus dévastatrice contre votre propre infrastructure. »
Le groupe a ajouté que 5 Go de données obtenues lors de cette dernière infiltration sont disponibles sur son site web à titre de preuve.
Le raid sur Sirik a suscité une vague d’indignation et des poursuites judiciaires. Mojtaba Qahramani, chef du pouvoir judiciaire de la province de Hormozgan, a annoncé que l’attaque avait été officiellement enregistrée comme crime de guerre, invoquant les articles 52 et 54 du Protocole additionnel I aux Conventions de Genève de 1977, qui interdisent la destruction d’infrastructures essentielles à la survie des populations civiles, notamment les installations d’approvisionnement en eau.
Une analyse du New York Times, basée sur des images satellites et des vidéos diffusées par les autorités provinciales, a conclu que le ciblage de l’installation « pourrait constituer un crime de guerre ».
L’approvisionnement en eau des zones touchées a été rétabli en moins de 12 heures, selon le directeur général de la société d’ingénierie des eaux et des eaux usées de la province de Hormozgan, Abdolhamid Hamzehpour. Il a toutefois souligné que la destruction avait engendré « un problème majeur pour le réseau d’approvisionnement en eau de la région », étant donné l’insuffisance des réserves d’eau souterraine locales.
L’Iran a déclaré que les résultats de ses procédures judiciaires nationales et internationales seront rendus publics prochainement.
Source : Avec PressTV