La mission iranienne auprès de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a déclaré mercredi que Téhéran défendra ses droits inaliénables, notamment en répondant à la résolution publiée par le Conseil des gouverneurs de l’agence, qu’elle a qualifiée d’« imparfaite ».
La mission a déclaré que cette décision manquait de professionnalisme et était motivée par des considérations politiques, demandant : « Comment peut-on faire confiance à l’Agence internationale de l’énergie atomique lorsqu’elle est transformée en un outil entre les mains de bellicistes ? »
Elle a fait remarquer que « l’agence est même incapable d’exprimer une simple inquiétude concernant les attaques armées illégales contre des installations nucléaires pacifiques ».
La mission iranienne a ajouté que la résolution « exprime hypocritement son soutien à une solution diplomatique alors que les Etats-Unis se livrent à de nouveaux actes d’agression », soulignant qu’« une solution diplomatique exige un minimum de bonne foi ».
Des sources diplomatiques ont indiqué à Reuters que le Conseil des gouverneurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique a adopté une résolution exigeant que l’Iran déclare son stock restant d’uranium enrichi.
Cette résolution a été votée à une majorité de 21 voix. Mais trois pays l’ont rejetée à savoir la Chine, la Russie et le Niger, et 10 se sont abstenus.
Les sources ont ajouté que la résolution souligne la nécessité d’accorder à l’agence « tous les pouvoirs dont elle a besoin » pour vérifier les stocks d’uranium enrichi de l’Iran.
Source : Divers
