lundi, 18/05/2026   
   Beyrouth 17:44

Evo Morales : « Les États-Unis ont ordonné au gouvernement bolivien de me capturer ou de me tuer»

Evo Morales, l’ex-président de Bolivie, accuse les États-Unis de conspirer avec les nouvelles autorités boliviennes, ainsi qu’avec des pays comme l’Argentine et le Paraguay, pour le faire enlever ou assassiner.

Il fustige également le gouvernement israélien, qui prétend se soucier du peuple bolivien tout en commettant un génocide en Palestine occupée.

15 mai 2026 – Les États-Unis ont ordonné au gouvernement de Rodrigo Paz de mener une opération militaire, avec le soutien de la DEA et du Commandement Sud des États-Unis, pour me capturer ou me tuer.

Parmi les promoteurs de cette action figurent l’ancien ministre du gouvernement sous Gonzalo Sánchez de Lozada, qui a fui à Miami après le massacre d’Octobre noir (2003), Carlos «Zorro» Sánchez Berzaín ; et le vice-ministre de la Défense sociale, Ernesto Justiniano, qui se trouve à Washington.

Avant cela, le gouvernement mène une intense campagne de diffamation, d’insultes et d’accusations sans fondement, avec les conseils d’experts étrangers en guerre sale et en désinformation, tels que l’Argentin Fernando Cerimedo, envoyé en Bolivie par le dirigeant de droite Javier Milei, dont les opérations douteuses ont déjà été révélées par des journalistes boliviens honnêtes.

Ils sont déployés sous les tropiques : la 9e division d’infanterie, commandée par le colonel Franz Andrade Loza. Le gouvernement lui a promis une promotion au grade de général et sa nomination comme commandant des forces armées s’il parvient à éliminer Evo. L’unité de F-10, sous les ordres du commandant en chef des forces armées (général Víctor Hugo Balderrama), est dirigée par le lieutenant-colonel Carlos Giménez Ortuño, ancien aide de camp du ministre de la Défense de Jeanine Añez, Fernando López. La CITE (unité militaire parachutiste) est commandée par le lieutenant-colonel Santiestevan, emprisonné pour les massacres perpétrés par le régime d’Añez à Sacaba et Senkata.

La CIE 298 (compagnie de renseignement de l’armée de terre), dont les membres ont été entraînés à Cotapachi en vue de l’opération sous les tropiques, est également présente.

Enfin, des tireurs d’élite F-10 du régiment de rangers de Challapata sont déployés. Du bataillon Ingavi VII Sajama, des dizaines de soldats furent envoyés, dont des lieutenants-colonels, des capitaines, des lieutenants et des sous-officiers.

L’armée bolivienne sera sous le commandement des Marines américains et des agents de la DEA paraguayenne, qui n’ont aucun scrupule à massacrer leurs frères et sœurs vivant sous les tropiques.

17 mai 2026 – Depuis quand le gouvernement israélien s’arroge-t-il le droit de donner son avis sur la Bolivie et sur les décisions souveraines de notre peuple ? Et surtout, de quelle autorité morale, après le génocide et l’extermination du peuple palestinien, s’arroge-t-il le droit international ?

Nous réaffirmons notre engagement envers le peuple bolivien, les secteurs mobilisés et la cause du peuple palestinien, car nous défendrons toujours la vie, la dignité et le droit des peuples à exister libres de toute occupation, violence et injustice.

Sources: Evo Morales via China Beyond the Wall; via Réseau international