Le correspondant politique d’Israel Hayom, Benny Ashkenazi, a rapporté que le chef de la coalition gouvernementale israélienne, Ofir Katz, a déposé mercredi un projet de loi visant à dissoudre la 25e Knesset, en concertation avec tous les chefs de factions de la coalition.
Selon cette proposition, la date des élections sera fixée lors des délibérations de la commission de la Knesset. Cette initiative est perçue comme une tentative de la coalition de contrôler le processus de dissolution et d’imposer son agenda politique.
Ashkenazi a souligné que la coalition ne souhaite pas offrir une « victoire » à l’opposition en provoquant la chute du gouvernement de sa propre initiative. Elle cherche au contraire à gérer le processus électoral lui-même, notamment en déterminant le calendrier et les modalités de convocation des élections.
Il a ajouté que le projet de loi n’en est actuellement qu’à sa première lecture, mais que, dans sa forme actuelle, il prévoit l’inclusion de la date des élections dans son texte lors des deuxième et troisième lectures, offrant ainsi à la coalition une marge de manœuvre politique supplémentaire.
Il a souligné que « le projet de loi accorde un délai de grâce de 90 jours à compter de son entrée en vigueur, alors même que la loi autorise de fait la fixation d’une date d’élection dans un délai pouvant aller jusqu’à cinq mois ».
Dans ce contexte, le correspondant israélien a noté « la divergence croissante entre le Premier ministre Benjamin Netanyahu et les partis ultra-orthodoxes quant aux messages politiques adressés au public ».
Selon Ashkenazi, les partis ultra-orthodoxes tentent de se présenter comme les artisans de la chute d’un gouvernement « ultra-haredi » suite à l’échec du vote de la loi sur la conscription, tandis que Netanyahu s’efforce de présenter son gouvernement comme ayant « persévéré depuis le 7 octobre et obtenu des résultats concrets, notamment en faisant progresser la législation judiciaire ».
Il a également prédit que le procès de Netanyahu serait perturbé pendant la période électorale, ce dernier pouvant demander un report de son témoignage sous prétexte d’être préoccupé par les préparatifs des élections.
Pourquoi est-ce la coalition qui dépose un projet de loi visant à dissoudre la Knesset et non l’opposition ?
Pour sa part, la correspondante de la chaîne 12, Dafna Liel, a rapporté que la coalition au pouvoir dans l’entité occupante cherche à introduire un projet de loi visant à dissoudre la Knesset, plutôt que de laisser l’initiative à l’opposition, afin de contrôler le rythme et l’orientation du processus politique.
Elle a indiqué que le projet de loi devrait être adopté en première lecture mercredi. Concernant la date des élections, Mme Liel a révélé des désaccords au sein de la coalition. Le parti Judaïsme unifié de la Torah exige que les élections se tiennent le 1er septembre, tandis que le parti Shas plaide pour le 15 septembre et que Benanyahu préfère le 27 octobre.
Elle a ajouté que le parti Shas privilégie la tenue des élections entre Rosh Hashanah et Yom Kippour, afin que les électeurs puissent se rendre directement aux urnes après la prière.
Elle a souligné que les questions portent sur la faisabilité logistique de cette mesure pour le Comité central des élections, qui sera chargé de gérer le processus électoral sans porter atteinte au caractère sacré des fêtes religieuses.
Il convient de noter que les élections de la 26e Knesset dans les territoires occupés devraient avoir lieu en octobre 2026, étant donné que le mandat de la Knesset actuelle s’étend sur quatre ans depuis les élections de novembre 2022.
Send feedback
