La Chaîne israélienne 12 a révélé les détails d’un incident majeur survenu au Sud-Liban ayant entraîné la mort d’un soldat et fait trois blessés, le qualifiant d’« échec moral et de commandement ».
Dans les détails, le Hezbollah a lancé le 28 mars dernier une vaste offensive contre les forces de l’armée d’occupation qui progressaient au Sud-Liban, utilisant un feu nourri de missiles et d’obus de mortier.
Selon la Chaîne 12, l’attaque a causé la mort d’un parachutiste et trois blessés graves.
La chaîne souligne que les critiques au sein de l’armée se concentrent sur le fait qu’après l’assaut, « au lieu de stabiliser la situation ou de mener à bien la mission, le haut commandement a décidé d’un retrait rapide vers l’arrière, ordonnant l’abandon de plusieurs engins de génie militaire sur le champ de bataille ».
D’après la chaîne, de hauts responsables de l’armée d’occupation ont qualifié cette décision d’« échec moral et de commandement », affirmant qu’un tel événement « n’aurait pas dû conduire à une retraite paniquée ».
Peu après le retrait des troupes, des membres du Hezbollah ont atteint les engins abandonnés et les ont piégés afin de frapper les forces lors d’un éventuel retour. L’armée ennemie a découvert l’opération et a pris la décision exceptionnelle de détruire ses propres véhicules.
Des sources de haut rang au sein de l’armée israélienne admettent à la « Chaîne 12 » qu’il s’agit d’un incident grave relevant d’un double échec, à la fois de commandement et opérationnel. Elles estiment que les critiques ne visent pas seulement les modalités du retrait, mais également les « décisions prises qui ont aggravé la situation et offert à la partie adverse une victoire morale ».
La source a ajouté que l’abandon d’équipements de génie militaire en zone hostile est considéré comme un événement extrêmement exceptionnel, d’autant plus que ce matériel est susceptible de servir à l’ennemi.
L’armée d’occupation affirme qu’une enquête approfondie a été ouverte pour examiner la chronologie des faits, y compris le processus de prise de décision sous le feu. Toutefois, selon l’enquête de la « Chaîne 12 », il n’est pas certain qu’une telle procédure ait réellement été lancée au-delà d’un simple examen rapide.
