samedi, 28/03/2026   
   Beyrouth 16:11

‘Israël’ assassine l’icône des médias de la Résistance, le correspondant de la chaîne Al-Manar, Ali Choeib

L'icône des médias de la Résistance, le correspondant d'Al-Manar Ali Choeib

L’icône des médias de la Résistance, le correspondant d’Al-Manar Ali Choeib, est tombé en martyr au Sud-Liban à la suite d’un raid de l’ennemi israélien ayant visé à deux reprises un véhicule de presse dans la région de Jezzine, aux côtés de la correspondante de la chaîne Al-Mayadeen, Fatima Ftouni, et de leur collègue cameraman Mohammad Ftouni.

Aussitôt après cet assassinat, l’occupation israélienne s’est  félicitée d’avoir liquidé « le porte-parole du Hezbollah » Ali Choeib.

Voiture des journalistes ciblée par l’aviation israélienne

Ali Choeib a travaillé comme correspondant pour la chaîne Al-Manar au Sud-Liban, où il a couvert de nombreux événements depuis l’époque précédant la libération de 2000, en passant par l’agression israélienne contre le Liban de juillet 2006 et celle de 2024, jusqu’à l’agression actuelle.

Il a également participé à la couverture des événements en Syrie et en Irak au cours de son parcours médiatique de terrain.

Choeib s’est distingué par sa transmission des faits avec professionnalisme et crédibilité, ce qui a fait de lui l’un des visages les plus éminents des médias de la Résistance au Liban et dans la région.

Communiqué de la chaine AlManar :

Au nom de Dieu, le Clément, le Miséricordieux.

{Ne pense pas que ceux qui ont été tués dans le sentier d’Allah soient morts. Au contraire, ils sont vivants auprès de leur Seigneur, bien pourvus}.

Le cavalier des médias de la Résistance a mis pied à terre après un long jihad. La caméra et la tribune d’Al-Manar saignent à nouveau de leur sang le plus précieux : le doyen du terrain médiatique, notre collègue Ali Choeib, est tombé en martyr.

Al-Manar l’accompagne vers sa dernière demeure comme un véritable front médiatique, un soutien et un compagnon pour des générations de résistants, ainsi qu’un professeur et un modèle pour des générations de journalistes.

Notre collègue martyr s’en est allé après une carrière de journalisme professionnel que tous les mensonges sionistes n’ont pu ébranler.

Il les a combattus par l’image, le son et le mot, les frappant souvent au cœur, depuis l’occupation sioniste du Sud-Liban jusqu’aux noces de la Libération en l’an 2000, de l’agression de 2006 à la bataille d’« Ouli al-Baas » en 2024, et dès les premiers tirs d’« Al-Asf al-Ma’koul » durant lesquels Ali Choeib a démasqué par l’image et le son leurs fausses allégations et les pertes de leurs soldats.

Ils l’ont assassiné lors d’un raid haineux ciblant un véhicule de journalistes sur la route de Jezzine, au Sud-Liban.

Le journaliste s’élève ainsi au rang qu’il mérite : celui d’un martyr honoré et d’une icône gravée dans l’histoire des médias libanais et de la Résistance.

Une fois de plus, Al-Manar partage avec sa consœur Al-Mayadeen le don du sang et du sacrifice, et pleure la correspondante d’Al-Mayadeen, notre collègue Fatima Ftouni, tombée en martyr lors de cette agression traîtresse.

En ce moment de deuil et de recueillement, Al-Manar fait le serment devant le sang de notre grand collègue, le martyr Ali Choeib, et de tous les journalistes martyrs sur le chemin de la vérité, de rester ferme sur ses principes et ses valeurs, quel que soit le prix des sacrifices, et de poursuivre la route en transmettant la vérité jusqu’à la victoire de notre peuple, de notre pays et de notre nation face à la criminalité sioniste et américaine.

Al-Manar place cette agression répétée contre des équipes de presse dans l’exercice de leurs fonctions sous la responsabilité des autorités et ministères libanais concernés, ainsi que des organisations de presse internationales et de défense des droits de l’homme, dans l’espoir que la conscience mondiale s’éveille et que vienne l’heure des comptes pour ce criminel israélien qui s’affranchit de toutes les lois et coutumes.