mercredi, 25/03/2026   
   Beyrouth 13:15

‘Israël’ pessimiste face aux négociations : les exigences de Trump « irréalisables »

Alors que le président américain, Donald Trump, intensifie ses discours sur des négociations et des accords potentiels avec l’Iran, les observateurs font preuve d’une prudence extrême et d’un scepticisme croissant quant à la capacité des États-Unis à conclure un accord garantissant, pour eux et pour Israël, la réalisation de gains stratégiques.

En revanche, malgré l’inquiétude affichée par Tel-Aviv face à l’éventualité d’une accélération des négociations par les Américains et d’un raccourcissement du temps de guerre, elle semble, jusqu’à présent, rassurée par les conditions posées par Washington pour mettre fin aux combats.

Dans ce cadre, la chaîne israélienne Kan a rapporté que des cercles en ‘Israël’ et dans les pays du Golfe doutent de la possibilité de parvenir à un accord entre les États-Unis et l’Iran.

De même, la Chaîne 13 a indiqué qu’« Israël estime le sérieux de Trump dans sa tentative de parvenir à un accord, mais considère que la probabilité de réussite de l’accord est proche de zéro à court terme, alors qu’elle déploie elle-même des efforts pour influencer son contenu ».

L’agence Reuters a, de son côté, cité de hauts responsables israéliens affirmant que « Trump est déterminé à parvenir à un accord, mais il est peu probable que l’Iran accepte les exigences américaines ».

En ce qui concerne ces exigences, la Chaîne 15 a rapporté que des sources israéliennes considèrent le plan en 15 points proposé par Trump comme « bon », tandis que la Chaîne 12 a publié un document comprenant les points les plus marquants de ce plan, dont : l’engagement de l’Iran à ne « jamais chercher » à posséder l’arme nucléaire, la remise de l’uranium enrichi à l’Agence internationale de l’énergie atomique, l’octroi à cette dernière d’un accès complet aux informations, le démantèlement des capacités nucléaires actuelles, l’interdiction de l’enrichissement de l’uranium sur le sol iranien, l’abandon de l’approche de soutien et d’armement des alliés, le maintien de l’ouverture du détroit d’Ormuz, et la limitation de l’utilisation des missiles balistiques à la seule défense.

Dans le même contexte, la Chaîne 12 a cité trois sources affirmant que « les États-Unis étudient la proclamation d’un cessez-le-feu avec l’Iran pour une durée d’un mois, dans le but de négocier ».

Cependant, le journal Israel Hayom a averti que pendant que Trump parle d’un accord potentiel, le Pentagone planifie une campagne militaire terrestre qui pourrait changer le visage de la bataille, indiquant que le quartier général de la 82ème division aéroportée a reçu l’ordre de se diriger vers le Moyen-Orient, avec des milliers de soldats, dans le cadre de l’envoi d’une brigade d’infanterie dans la région.

Au milieu de ces développements, le chef du gouvernement israélien, Benjamin Netanyahu, a tenu mardi soir une session de discussion sécuritaire au siège du ministère de la Sécurité à la « Kirya », tandis que la radio NPR citait des responsables militaires israéliens estimant que « l’armée aura besoin de semaines de combat supplémentaires pour achever ses objectifs en Iran ».

Tout en évoquant une « réduction du calendrier à la lumière des efforts des États-Unis pour mettre fin à la guerre », ces responsables ont souligné que « des capacités et industries militaires iraniennes existent toujours », reconnaissant la réalisation d’un « exploit tactique et stratégique » sans toutefois atteindre une « victoire stratégique ».

Cela survient alors que les frappes de missiles iraniennes se poursuivent avec des succès croissants.

La Chaîne israélienne 12 a rapporté que l’un des missiles à sous-munitions a réussi à échapper aux systèmes d’interception, entraînant la chute de projectiles à Bnei Brak et Petah Tikva au centre des territoires occupés, tandis qu’un autre missile est tombé dans le Nord.

Ces derniers jours, les discussions se sont multipliées sur la diminution des stocks de missiles intercepteurs en ‘Israël’, en particulier pour les systèmes Arrow et Fronde de David, ce qui a permis à un plus grand nombre de missiles iraniens d’atteindre leurs cibles, y compris l’impact direct sur une base militaire stratégique à Safed, lors d’un incident sur lequel un embargo de publication a été imposé.

Dans ce cadre, le magazine The Economist a indiqué que « le manque de missiles de défense aérienne en ‘Israël’ et dans les pays du Golfe pourrait déterminer le cours de la guerre et son résultat ».

De plus, le magazine « Financial Times » a révélé, citant des sources informées, que la société allemande Volkswagen mène des discussions avec la société israélienne Rafael concernant une transaction potentielle pour « convertir la production de l’une des usines de la première de l’automobile vers les systèmes de défense antimissile ».

Source : Traduit à partir d'AlAkhbar