Les médias américains ont exprimé leur étonnement face au ciblage par la République islamique de l’Iran de lieux de réunion de commandants US (dans certains hôtels) ou de quartiers généraux d’espionnage ou diplomatiques américains dans les pays du Golfe.
Le Washington Post a rapporté mardi que « les responsables américains et israéliens n’étaient pas préparés à la rapidité et à l’ampleur de la riposte iranienne ».
Le journal a indiqué que « des responsables à Washington et à Tel-Aviv se préparaient à une riposte avant même que les avions de combat américains et israéliens ne lancent des frappes aériennes contre des cibles iraniennes ».
Il poursuit : « Les responsables avaient élaboré des scénarios de tirs de missiles, de cyberattaques et de frappes par procuration contre des bases américaines et des villes israéliennes, mais il semble que peu d’entre eux étaient préparés à la rapidité et à l’ampleur de la riposte. »
Par ailleurs, le Washington Post a affirmé que « cibler la base de la CIA en Arabie saoudite constitue une victoire symbolique importante pour la République islamique ».
Et de poursuivre : « Les gouvernements américain et saoudien ont confirmé que deux drones avaient frappé le complexe de l’ambassade américaine à Riyad, sans toutefois révéler que le centre névralgique du renseignement américain avait été touché lors de l’attaque ».
Le Washington Post a souligné que « la CIA s’est refusée à tout commentaire ».
« Une alerte interne du Département d’État », obtenue par le Washington Post, indique que « l’attaque a provoqué l’effondrement partiel du toit de l’ambassade et a contaminé l’intérieur avec de la fumée. L’alerte précise que l’ambassade a subi des dommages structurels et que le personnel reste confiné sur place ».
Pour sa part, le Wall Street Journal a rapporté que « le consulat américain à Dubaï est depuis longtemps un point de ralliement pour les diplomates américains intéressés par les affaires iraniennes ».
Et de poursuivre : « Les ambassades et missions diplomatiques américaines sont de plus en plus souvent la cible de tirs en réponse à l’offensive militaire américano-israélienne » ajoutant « un drone a frappé le parking du consulat américain à Dubaï, selon un responsable américain et le bureau de presse du gouvernement de Dubaï ».
Et de noter que « l’ambassade américaine à Riyad, en Arabie saoudite, a été attaquée à deux reprises mardi, provoquant l’effondrement partiel de sa toiture, selon des sources proches du dossier ».
Le magazine The Economist a rapporté que « les États du Golfe utilisent quotidiennement ou tous les deux jours plus de missiles intercepteurs que les États-Unis ne peuvent en produire annuellement ».
Et de noter : » Les pays devront rationaliser leur utilisation des missiles intercepteurs et peut-être choisir les sites à défendre et ceux à laisser exposés » ajoutant que » Lockheed Martin produit environ 600 missiles intercepteurs PAC-3 par an. La production de THAAD est bien moindre ».
The Economist a estimé que « les États du Golfe auraient consommé environ 800 missiles intercepteurs PAC-3 ou THAAD en seulement deux jours ».
Le New York Times a rapporté que « le chef de la minorité sénatoriale, Chuck Schumer, a exprimé sa profonde inquiétude quant à l’expansion de la mission ».
Bloomberg : L’Iran cherche délibérément à affaiblir les systèmes de défense aérienne et les stocks de missiles américains
Bloomberg a rapporté que « l’Iran cherche délibérément à affaiblir les systèmes de défense aérienne et les stocks de missiles américains », citant Marion Mesmer, directrice du programme de sécurité internationale à Chatham House.
Dans une interview, Mme Mesmer a souligné que « les États-Unis achètent chaque année moins de missiles intercepteurs qu’ils n’en utilisent, ce qui crée une vulnérabilité potentielle ».
Elle a déclaré : « L’Iran tente d’utiliser des missiles plus anciens et cherche essentiellement à étendre la portée de ses cibles, ce qui laisse penser qu’il cherche à affaiblir les défenses aériennes américaines et à réduire leurs stocks de missiles. »
Le New York Times : Trump perçoit le prix du carburant comme un point faible électoral
Le New York Times a rapporté que « la déclaration du président américain Donald Trump, selon laquelle les prix du pétrole baisseraient dès la fin de la guerre avec l’Iran, témoigne de sa conscience que le prix élevé du carburant constitue un handicap pour lui en cette année d’élections de mi-mandat ».
Plus tôt dans la journée, juste avant sa rencontre avec le chancelier allemand Friedrich Merz à Washington, Trump a lié la baisse des prix du pétrole à la fin de la guerre avec l’Iran.
Les prix du pétrole et du gaz ont fortement augmenté ces deux derniers jours, sur fond d’inquiétudes concernant l’approvisionnement énergétique, alors que les tensions au Moyen-Orient s’intensifient.
Les marchés mondiaux de l’énergie craignent les répercussions de l’agression américano-israélienne contre l’Iran, qui a débuté samedi dernier et perturbe la navigation dans le détroit d’Ormuz, voie maritime stratégique par laquelle transite environ 20 % de la consommation mondiale quotidienne de pétrole.
Source : Médias
