Pendant des mois, des soutiens de Donald Trump à tendance conspirationniste ont diffusé des théories farfelues alertant de fraudes électorales à venir. Mais le coup de massue des démocrates dans les urnes a asséché leurs allégations.
La contestation par Donald Trump de sa défaite électorale en 2020 a mis sur orbite toute une galaxie d’internautes et de militants estimant, malgré l’absence de preuves, que les élections américaines étaient constellées d’irrégularités à grande échelle pénalisant les républicains.
Les observateurs craignaient une vague de nouvelles contestations portant sur les élections de mardi.
Mais face au tsunami démocrate, qui a emporté tout le pays, ces partisans sont restés sans voix.
Sans doute l’acceptation des résultats, dès mardi soir, par Donald Trump, a donné le ton, même si le président américain a affirmé jeudi que le scrutin était « truqué ».
« Sans élite politique pour soutenir le refus du résultat des urnes », les « rumeurs sur l’intégrité des scrutins » n’ont pas pris, a estimé dans une note publiée mercredi le laboratoire spécialisé de l’Université de Washington.
Pour beaucoup de spécialistes, la très confortable marge avec laquelle les démocrates l’ont emporté d’un scrutin à l’autre y est sans doute pour quelque chose.
Pas de contestation
Andy Biggs, un républicain qui avait contesté l’élection présidentielle de 2020 aux côtés de Donald Trump, a reconnu sa défaite dans la course pour être gouverneur de l’Arizona, sans évoquer de fraude électorale.
« Nous n’avons simplement pas su mobiliser assez » les électeurs, a-t-il déclaré, selon les médias.
Avant le scrutin, des influenceurs conservateurs qui ont propagé par le passé des accusations infondées de fraude électorale appelaient Donald Trump à prendre des mesures exceptionnelles pour garantir l’intégrité des scrutins qui se tenaient cette semaine.
Mais depuis mardi soir, ils ne crient pas au loup.
« J’ai sonné l’alerte des élections truquées et volées depuis 2020, mais ce n’est pas pour cela qu’on a perdu les midterms », a ainsi écrit Rogan O’Handley à ses 2,3 millions d’abonnés sur X.
« Nous avons perdu parce que nous avons échoué à résoudre les problèmes » des électeurs, comme l’inflation et la guerre en Iran, a ajouté cet influenceur de droite.
Pour John Knefel, de l’ONG Media Matters, marquée à gauche, s’il est « prématuré » de signer la mort du mouvement des contestations électorales fumeuses, il estime que les Américains « sont fatigués » de ces accusations sans preuves.
« La plupart des électeurs s’intéressent à d’autres sujets », abonde Pamela Smith, de l’association Verified Voting. « La fraude aux élections ne semble pas être un facteur dans leur choix. »
Source : AFP
