lundi, 02/11/2026   
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Élections de mi-mandat aux USA : avancée des démocrates de 7 points, selon un sondage. Trump avertit qu’il deviendrait « Monsieur Veto »

À deux jours des élections de mi-mandat, un récent sondage réalisé par NBC News, montre que le Parti démocrate devance les Républicains de 7 points de pourcentage dans la course au contrôle du Congrès.

Selon un sondage réalisé sur trois jours, du 28 au 30 octobre, 52 % des personnes interrogées étaient favorables à ce que les démocrates prennent le contrôle du Congrès, contre 45 % qui soutenaient un contrôle républicain.

Un sondage du New York Times fait état d’une avancée des Démocrates dans le Michigan, le Texas, le Kansas, le Maine et l’Ohio, et d’un avantage en Alaska.

Sénat

Selon les données publiées par RealClearPolitics, une plateforme qui collecte des sondages d’opinion nationaux et étatiques, les démocrates devraient remporter 47 sièges au Sénat, contre 45 pour les républicains. Les républicains détiennent actuellement 53 sièges au Sénat, contre 45 pour les démocrates, tandis que les deux membres restants appartiennent à la catégorie des indépendants et s’allient aux démocrates sur de nombreuses questions.

La compétition reste ouverte dans 8 États, où les chances des candidats sont serrées, 7 des sièges disputés penchant pour les républicains, contre un seul pour les démocrates.

Chambre des représentants

À la Chambre des représentants, où les élections concernent tous les sièges, contrôler la Chambre nécessite d’obtenir au moins 218 sièges. Les données actuelles de la plateforme RealClearPolitics indiquent que les démocrates devraient remporter 227 sièges, contre 182 pour les républicains.

En revanche, la compétition entre les deux partis reste féroce pour 26 sièges, l’écart entre les candidats se réduisant dans plusieurs circonscriptions disputées.

« Monsieur Veto »

Pour sa part, le président américain Donald Trump a déclaré qu’il s’attendait à devenir « Monsieur Veto » si les démocrates prenaient le contrôle du Congrès, soulignant qu’il utiliserait son droit de veto pour rejeter tous les projets de loi qu’ils proposeraient.

Le président de 80 ans, qui s’est démultiplié ces dernières semaines à travers les États-Unis pour défendre des candidats, s’est rendu une nouvelle fois dans l’Iowa, qu’il avait pourtant largement remporté en 2024.

« Nous allons gagner », a-t-il répété à la foule dans un discours interrompu à plusieurs reprises par des manifestants.

Accusant ces trouble-fêtes d’être payés, le milliardaire a exhorté ses soutiens à se mobiliser pour « empêcher les communistes et les djihadistes qui haïssent l’Amérique de prendre le contrôle des États-Unis en s’emparant du Congrès américain ».

« Ce que nous avons fait est sans précédent, et ils vont tout démolir », a insisté le républicain, qui n’a cessé d’étendre le pouvoir exécutif depuis son retour à la Maison Blanche, aidé par un Parti républicain docile.

Malgré son optimisme affiché, cette nouvelle visite dans l’Iowa, puis celle prévue plus tard dans la journée au Kansas, autre État traditionnellement ancré à droite, trahit la fébrilité du camp conservateur.

Dans ces terres conservatrices, les sondages donnent en effet les démocrates au coude-à-coude en raison du mécontentement vis-à-vis de l’explosion du coût de la vie et de la guerre en Iran, initiée malgré la promesse de Donald Trump d’arrêter les campagnes militaires à l’étranger.

50 millions ont voté

Signe encourageant pour la gauche : plus de 50 millions d’Américains, un record, ont déjà voté de manière anticipée, dont une majorité d’électeurs enregistrés comme démocrates, selon des premiers chiffres analysés par l’université de Floride.

De quoi alimenter les espoirs de l’opposition d’une victoire à la Chambre des représentants, dont tous les sièges sont en jeu, voire au Sénat, où un tiers des postes sont renouvelés et où un changement de majorité était jusqu’à peu quasi impensable.

Pour autant, la prudence reste de mise, les sondages ayant par le passé sous-estimé à plusieurs reprises la mobilisation de la base Maga de Donald Trump.

« Je suis nerveux mais optimiste », a confié sur CNN dimanche Raphael Warnock, sénateur démocrate de Géorgie, appelant à « imposer des limites à ce président qui est littéralement en train de piller notre pays et d’en vendre les morceaux ».

Le camp démocrate a subi un revers dimanche dans le Michigan, l’un des États clés, l’élue démocrate Haley Stevens annonçant soutenir le républicain Mike Rogers et non le démocrate Abdul El-Sayed en raison de différends sur Israël.

Possible contestation

Traditionnellement, le parti du président au pouvoir perd les élections de mi-mandat, et l’impopularité historique de Donald Trump, qui atteint désormais les 60 % selon un sondage publié dimanche par NBC News, va aussi dans ce sens.

Une bascule côté démocrate de l’une ou l’autre chambre du Parlement fédéral américain permettrait à l’opposition de dicter le programme législatif et de peser sur le budget fédéral, mais aussi de demander des comptes à Donald Trump, qui impose depuis deux ans sa volonté à l’Amérique et secoue le monde sans rencontrer de réelle résistance.

En attendant, ces élections ont déjà siphonné au moins 11 milliards de dollars en campagnes publicitaires.

Et signe de nervosité, le président républicain a promis à plusieurs reprises de verser 5.000 dollars à chaque citoyen en cas de victoire républicaine, malgré les interrogations sur la légalité d’une telle mesure et sur son financement.

Son administration a notamment introduit un recours préventif pour empêcher la certification d’une possible victoire démocrate en Alaska au Sénat, qui a été rejeté dimanche par une juge américaine. L’administration Trump a annoncé son intention de faire appel.

Source : Avec AFP