Un homme a tiré en rafales dans la rue vendredi matin depuis sa voiture en région parisienne, tuant une personne et en blessant au moins quatre, dont une enfant, des faits pour lesquels la justice antiterroriste s’est saisie.
Les faits se sont produits vers 10H30 (08H30 GMT) dans les villes de Trappes et La Verrière, à l’ouest de Paris.
Le tireur présumé, qui a tiré en rafales depuis une voiture, a été rapidement interpellé par des policiers dans une commune voisine, a précisé une source policière. Selon une source proche du dossier, il est âgé de 39 ans. Le tireur présumé a été placé en garde à vue, a indiqué dans un communiqué le parquet national antiterroriste (Pnat), annonçant s’être saisi.
Il a notamment ouvert une enquête en flagrance pour « assassinat en relation avec une entreprise terroriste, avec la circonstance que les faits ont été commis à raison de l’appartenance vraie ou supposée, à une prétendue race, une ethnie, une nation ou une religion déterminée ».
Parmi les victimes, « la personne décédée est d’origine africaine et la personne en urgence absolue est d’origine maghrébine », a précisé le maire de Trappes, Ali Rabeh, sur la chaîne d’information BFMTV.
Interrogé sur un éventuel mobile raciste du tireur, il a déclaré ne vouloir pour l’heure « rien dire de définitif et de certain », notant que le tireur avait « tiré de façon relativement aléatoire ».
« Terrible épreuve »
« J’observe que ces deux victimes (à) Trappes présentent un profil particulier en effet », a-t-il néanmoins souligné.
Selon la préfecture des Yvelines, département dans lequel les faits ont eu lieu, les secours sont en cours d’intervention et le bilan « n’est pas stabilisé ».
Nicolas Dainville, maire de La Verrière, a indiqué à l’AFP qu’une fille de 12 ans avait été gravement blessée par huit impacts de balle, mais que son état était désormais « stabilisé ».
La Nation est « aux côtés » des victimes et des habitants dans cette « terrible épreuve », a réagi sur X le président Emmanuel Macron. Auparavant, le Premier ministre Sébastien Lecornu avait qualifié sur le même réseau social ces faits de « très graves ».
« Il y a eu de nombreux tirs à travers différents quartiers de la ville », a encore expliqué Ali Rabeh sur BFMTV. Il a évoqué un tireur, qui, « manifestement tirait au hasard et avait envie de faire un carnage ».
Il a indiqué sur X que la ville mettrait en place, « dans les toutes prochaines heures une cellule d’aide psychologique ».
A Trappes, un journaliste de l’AFP a vu un cordon de police disposé autour d’une maison de santé.
Samy, un habitant du centre de Trappes, a vu un corps allongé au sol depuis sa fenêtre. Sa mère, a-t-il témoigné auprès de l’AFP, était dans la rue et a vu une voiture Clio grise « passer à toute allure » et a entendu « des détonations ».
Les investigations du Pnat portent également sur la « détention d’arme de catégorie A », qui regroupe notamment des armes automatiques tirant en rafales, et d' »association de malfaiteurs terroriste en vue de la préparation de crimes contre les personnes ».
Source : AFP
