La présidence égyptienne a indiqué dans un communiqué que la rencontre entre le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi et le prince héritier saoudien Mohammed Ben Salman a souligné l’attachement des deux pays à garantir la liberté et la sécurité de la navigation dans les détroits d’Ormuz et de Bab al-Mandeb.
Au cours de l’entretien, Sissi a affirmé à Ben Salman que « la sécurité de l’Arabie saoudite et des pays du Golfe fait partie intégrante de la sécurité nationale égyptienne », exprimant le refus du Caire de « toute attaque touchant l’Arabie saoudite ou menaçant la liberté de navigation dans les voies maritimes internationales ».
La présidence égyptienne a précisé que la réunion a débouché sur un consensus : les circonstances actuelles exigent davantage de solidarité et de coordination entre les deux pays.
La rencontre s’est tenue mardi au Caire sur fond d’escalade continue entre Riyad et Sanaa, cette dernière imposant un embargo sur les navires saoudiens à Bab al-Mandeb, en riposte au blocus saoudien étranglant le Yémen depuis 2015.
Cet entretien intervient également dans le contexte de la guerre en cours contre l’Iran et de la fermeture du détroit d’Ormuz. Cette situation entraîne des répercussions mondiales, en particulier dans le secteur de l’énergie où les prix du pétrole sont en hausse.
En revanche, Sanaa affirme que cet embargo n’affecte pas la fluidité du trafic maritime à Bab al-Mandeb. À cet égard, une source du ministère des Transports a indiqué à la chaîne yéménite Al-Masirah que 73 navires ont franchi le détroit de Bab al-Mandeb les 10 et 11 septembre courant.
De son côté, l’Iran conditionne la réouverture du détroit au respect par Washington de ses exigences et de ses engagements, tandis que Téhéran et le Sultanat d’Oman discutent de manière bilatérale de l’établissement de couloirs sécurisés dans le détroit.
Source : Médias
