Le président américain Donald Trump a reconnu que l’opération militaire américaine contre l’Iran a duré plus longtemps qu’il ne l’escomptait.
S’exprimant jeudi soir à Dallas, au Texas, lors de la Convention nationale du Parti républicain qui se tient en amont des élections de mi-mandat prévues en novembre, il a déclaré : « Nous avons bâti l’armée la plus puissante au monde. Nous avons dû employer notre armée plus longtemps que je ne le prévoyais, mais nous ne pouvons pas permettre à l’Iran de se doter d’armes nucléaires ». Il a ajouté : « Nous contrôlons le détroit d’Ormuz, je l’appelle le détroit de Trump ».
Dans un entretien accordé à Laura Ingraham, présentatrice sur Fox News, interrogé sur d’éventuels regrets concernant la guerre en raison de son impact potentiel sur le scrutin, Trump a répondu : « Je ne crois pas au mot « regret ». Mais on peut toujours se remettre un peu en question ». Il a poursuivi : « Si je devais refaire la même chose, je ferais exactement ce que j’ai fait ».
Trump a rejeté les insinuations selon lesquelles certains de ses partisans seraient mécontents et frustrés par cette guerre. « Je ne pense pas qu’ils soient déçus. Je pense qu’ils sont très fiers du fait que je ne permette pas à l’Iran d’obtenir l’arme nucléaire », a-t-il affirmé.
Il a de nouveau exprimé sa conviction que le conflit prendrait fin dès l’issue des élections de mi-mandat : « La guerre prendra fin immédiatement après les élections ».
Bessent : Nous imposerons des sanctions contre une grande banque lundi
De son côté, le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, a déclaré que l’administration du président Donald Trump imposerait des sanctions à une grande banque la semaine prochaine, dans le cadre du maintien de la pression économique sur Téhéran.
Bessent n’a révélé ni le nom de l’institution financière ni son pays d’origine, mais a précisé que cette mesure interviendrait ce lundi.
Pourparlers irano-pakistanais
Dans ce même contexte, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, et le chef de l’armée pakistanaise, Asim Munir, ont discuté des moyens de relancer les efforts de désescalade, selon ce que rapporte l’agence Reuters d’après une source pakistanaise.
La source a expliqué que « les discussions ont porté sur la guerre entre Washington et Téhéran et la possibilité d’un retour aux négociations, en plus des attaques d’Ansarullah contre l’Arabie saoudite ».
Séoul et Téhéran évoquent la question du détroit d’Ormuz
Par ailleurs, la Corée du Sud a indiqué que son ministre des Affaires étrangères, Cho Hyun, a abordé ce vendredi, lors d’un entretien téléphonique avec son homologue iranien Abbas Araghchi, la situation au Moyen-Orient, notamment la liberté de navigation à travers le détroit d’Ormuz.
Le ministère a précisé dans un communiqué que Cho a exprimé sa vive inquiétude face à la situation, formulant l’espoir de voir le rétablissement d’une paix et d’une stabilité durables dans la région.
Le communiqué ajoute que Cho a informé Araghchi que la Corée du Sud soutient de manière constante la liberté et la sécurité de la navigation pour l’ensemble des navires et participe aux efforts internationaux de sécurisation maritime.
De son côté, Araghchi a exposé la position de l’Iran sur les évolutions régionales, et les deux ministres sont convenus de maintenir ouverts leurs canaux de communication.
Cet appel, qui s’est tenu à la demande de l’Iran selon le ministère des Affaires étrangères, intervient après l’envoi par Séoul d’une équipe d’inspection au Moyen-Orient afin d’évaluer les possibilités d’un déploiement de forces dans la région.
Le bureau de la présidence sud-coréenne avait annoncé plus tôt ce mois-ci que Séoul étudiait plusieurs options, y compris des mesures militaires, pour soutenir la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz.
7 navires ont franchi le détroit d’Ormuz jeudi
Entre-temps, des données préliminaires de suivi du trafic maritime indiquent que le nombre de navires ayant traversé le détroit d’Ormuz est tombé à sept jeudi, contre 11 la veille, un niveau nettement inférieur à la moyenne des dix derniers jours qui s’élevait à 15 navires.
Selon les données de Kpler arrêtées à 03h06 GMT ce vendredi, deux navires ont quitté le détroit : l’un chargé d’engrais et l’autre à vide.
À l’inverse, cinq navires y sont entrés, dont un cargo chargé d’acier, un autre de céréales et un pétrolier de taille moyenne transportant des produits pétroliers lourds.
Ces chiffres n’incluent pas les navires qui auraient pu franchir le détroit en coupant les émetteurs de leur système d’identification automatique (AIS) afin d’éviter d’être repérés.
Pendant ce temps, deux méthaniers vides de la compagnie QatarEnergy, les méthaniers Al Ghashamiya et Al Daayen, sont réapparus cette semaine à l’intérieur du détroit d’Ormuz, respectivement les 6 et 9 septembre, après avoir été vus pour la dernière fois hors du passage maritime les 6 et 3 du même mois.
Un autre méthanier de QatarEnergy, Al Maroona, a quitté le détroit d’Ormuz cette semaine pour acheminer une cargaison de Ras Laffan vers le Pakistan le 10 septembre. Ce voyage constitue la première expédition connue de gaz naturel liquéfié par un méthanier lié au Qatar depuis la fin juillet, époque à laquelle une cargaison avait également été acheminée de Ras Laffan vers le Pakistan.
Source : Médias
