Le Mufti jaafarite supérieur, cheikh Ahmad Qabalan, a estimé dans un communiqué que « le système politico-financier actuel agit au grand jour pour violer le pays, ses installations sensibles, ses actifs financiers et ses capacités nationales.
Le moment est extrêmement décisif, car l’équipe du pouvoir exécutif parie sur tout pour rien sur le plan « national », en s’appuyant sur « l’illusion de l’opportunité » américaine pour anéantir la capacité de l’État en tant qu’entité, formule nationale et acquis historique ».
Il a ajouté : « Ce pays n’a jamais connu un pouvoir vivant du clientélisme politique, du pillage financier, des projets d’appauvrissement, d’étouffement, du démantèlement du secteur public et de la vengeance contre son propre peuple comme ce pouvoir exécutif. Les piliers du Liban vacillent aujourd’hui violemment sous l’effet du cancer de la dépendance politique actuelle, tandis que le peuple libanais paye le prix des choix les plus dangereux de ce pouvoir qui prend le risque d’ouvrir ses installations vitales et souveraines les plus importantes à Washington, notamment le port, l’aéroport et certains coulisses sensibles. Cela ne laisse du Liban que l’image d’un État au milieu d’un peuple occupé à se lamenter sur les tombes et à applaudir des médias qui exécutent les projets terroristes les plus dangereux d’Israël. Sans un sursaut populaire retentissant, le Liban s’achemine vers la pire version de l’effondrement structurel et de la discorde orchestrée ».
Il a poursuivi : « Ô Libanais, votre pouvoir exécutif actuel vit de la fabrication des crises, de leur aggravation, de leur extension, de leur intensification et de leur réutilisation dans le cadre d’un projet visant à détruire la capacité du Liban et des Libanais à survivre, et ce dans le contexte d’un jeu américain qui veut écraser les structures du pays pour le reconstruire depuis les cendres. Il est nécessaire de lancer un sursaut populaire retentissant pour punir le pouvoir et les forces politiques qui se complaisent avec Washington et Tel-Aviv pour en finir avec la formule du Liban national ».
Il a souligné que « le temps est une arme redoutable et le silence une catastrophe existentielle, car la situation du pays sous ce pouvoir obsédé par la soumission et la braderie nationale et souveraine ressemble à un équilibre sur le fil du rasoir », insistant sur « la nécessité de sauver le pays du pari politico-financier et souverain le plus dangereux ».
Il a fait observer que « le pouvoir qui croit que les coulisses de la nuit et les nouvelles règles du jeu peuvent modifier les équilibres de ce pays sera surpris au moment de l’épreuve ; toute manœuvre touchant à l’histoire du Liban sera confrontée à une force nationale absolument sans précédent, et le Liban ne sera rien d’autre que le Liban.
L’image des États-Unis au Moyen-Orient ne dépasse pas celle de leurs bases militaires détruites, et quiconque l’emporte dans le détroit d’Ormuz l’emporte au Moyen-Orient.
Washington et Tel-Aviv sont en train de perdre la guerre existentielle la plus cruciale de leur histoire, tandis que le prix national payé pour la souveraineté du Liban est très élevé, et quiconque s’acquitte de ce type de sacrifice ne perdra pas la guerre pour la souveraineté du Liban ».
Source : Médias
